Résumé : Le recadrage, transformer la réalité avec la PNL, de Bandler et Grinder

“Le recadrage, transformez la perception de la réalité avec la PNL” de Richard Bandler et John Grinder.

Si je vous demande si le fait qu’un homme se casse la jambe est une manifestation du mauvais sort, qu’en dîtes-vous ?

Pour ma part, je me contente de dire : “peut-être”

Si le lendemain, une guerre éclate que cette homme ne peut pas se faire enrôler de force car il a la jambe cassée, qu’en dîtes-vous ?

Un évènement prend une signification différente selon le cadre dans lequel il est inscrit. Si vous changez le cadre, vous changez aussi la perception de l’évènement, et quand la signification change, les réactions et les comportements d’une personne changent également.

En PNL, on appelle cela le recadrage, et c’est le sujet du livre du même nom et l’objet de cet article, alors tournez vos méninges dans le bon sens, et apprêtez-vous à penser hors de la boite, c’est partit pour un nouveau résumé de livre :

“Le recadrage, transformez la perception de la réalité avec la PNL” de Richard Bandler et John Grinder.

Résumé : le recadrage, de Bandler et Grinder

Au menu, dans cet article il y a :

  • Le recadrage de contenu : Changer le sens ou le contexte
  • Le recadrage : La négociation entre parties
  • Le recadrage : Comment créer une nouvelle partie
  • Le recadrage en 6 points avancé
  • Le recadrage de système : couples, familles …
  • Le recadrage d’état dissocié : alcool, drogues …

 

*Cet article, plus que les autres, nécessite une base de connaissance en hypnose/PNL, certains mots font partie du champ lexical de ces disciplines. Rassurez-vous, vous pouvez consulter le glossaire prévue à cet effet en cliquant ici.

 

1) Le recadrage de contenu : Changer le sens ou le contexte

 

Vous connaissez surement le modèle de recadrage en 6 points, si ce n’est pas le cas, rassurez-vous, nous en parlerons un peu plus tard au 4ème chapitre.

Pour faire simple, l’idée est de partir du présupposé qu’un comportement à une intention positive et on veut donc remplacer un comportement par un autre.

On prend soin de séparer l’intention positive, du comportement lui même, pour que ce qui déclenchait l’ancien comportement déclenche le nouveau.

Ici le processus est différent, on parle de recadrage de contenu lorsque l’on a besoin de connaitre le contenu pour recadrer une expérience, à la différence du modèle de recadrage en 6 points.

Voici un exemple de recadrage de contenu :

Une femme un peu excessive sur la propreté, cris sur les membres de sa famille lorsque ceux-ci marchent avec leurs chaussures sur le tapis et y laissent des traces de pas.

Elle nettoie plusieurs fois par jour son tapis et veille comme un chien de garde à ce qu’il soit le plus propre possible continuellement.

Cet exemple de recadrage est très connu et il a été réalisé par la femme de Bandler qui a fait la chose suivante :

 

Elle a dit a cette femme lors qu’une consultation :

“Fermez les yeux et voyez votre tapis. Il est propre et il n’y a aucune marque.”

La femme sourit largement et Leslie Bandler ajoute :

“Et vous vous rendez compte que vous êtes seule et que ceux que vous chérissez ne sont pas là.”

La femme s’est alors sentit mal et Leslie Bandler à conclue en disant :

“Maintenant, mettez quelques traces de pas dessue et sachez qu’a présent les membres que vous aimez sont proche de vous.”

Et la femme s’est sentit à nouveau bien.

 

On peut structurer ce recadrage de contenu* de la manière suivante :

1) On part du stimulus-réaction de base

2) On change la réaction en déterminant une nouvelle association avec le stimulus. Le stimulus reste alors le même mais le sens qu’on lui donne est différent, voir opposé au premier.

3) On agit sur le stimulus (pour crée l’association voulue avec la réaction de l’étape 1) et on donne un sens à ce changement pour retrouver la réaction de l’étape 1 en l’y associant.

*Il est possible d’utiliser ce modèle de recadrage lorsque vous décidez que le stimulus d’un comportement problématique n’a pas réellement besoin de changer.

 

En fait, quand quelqu’un n’aime pas son expérience, c’est qu’il n’aime pas leur réaction. Et lorsque l’on comprends qu’un de moyen pour changer de réaction, ne repose pas sur l’expérience elle même, ça ouvre pas mal les possibilités de changement.

Alors si vous agissez sur la signification, la réaction change elle aussi. Prenons en compte les conseils de Bangler et Grinder qui précisent qu’il faut être réellement congruent lors d’une telle opération, avec le ton de voix et tout le sérieux qui va avec.

Ils conseillent aussi d’aller jeter un oeil du côté de Virginia Satir, qui est experte dans le recadrage de contenu.

Exemple :

Un père banquier plutôt coincé à une fille qui se range toujours du coté de sa mère et qui agit pourtant comme son père.

Le père se plaint que sa fille est têtue.

Virginia Satir le questionne sur son parcours et le banquier admet avoir eu une certaine persévérance.

Elle poursuit en expliquant que s’il en est arrivé là, c’est que parfois il a était têtue et qu’il a refusé de donner quelque chose a quelqu’un pour éviter que les choses se passent mal par la suite.

En fait, elle induit le fait que pour protéger sa famille, ce père a due se montrer têtue et cela s’est révélé important et nécessaire.

Virginia conclut alors de cette façon pour procéder au recadrage :

“Je veux que vous observiez votre fille et que vous vous rendiez compte que vous lui avez appris a être têtue et à se défendre et que c’est un cadeau inestimable. Imaginez l’importance que cela aura lorsque votre fille aura rendez-vous avec un homme qui a de mauvaises intentions.”

Et voilà ! plutôt artistique n’est-ce pas ?

Dans ce cas, on peut structurer cela de la manière suivante :

1) Donner conscience du fait que l’origine de l’expérience à recadrer est issue de son propre comportement.

2) Ce comportement s’est révélé nécessaire et important plusieurs fois dans l’histoire de la personne.

3) Ce comportement va se révélé tout aussi utile et nécessaire pour la personne qui l’utilise dans certaines situations.

Conclusion : ce qui dérangeait est devenu une sorte de fierté avec une utilité.

 

DISTINGUER 2 TYPES DE RECADRAGE

 

Après ces 2 exemples, avez-vous trouvé la différence entre les 2 ?

L’un change le contexte, l’autre le sens.

Lors d’un rapport avec une personne, vous pouvez prendre conscience que ce qui vous semble bizarre indique simplement que vous n’arrivez pas à évaluer le contexte qui est à l’origine du comportement.

A ce moment là, vous pouvez utiliser les ressources de cette personne plutôt que d’imposer un nouveau contexte.

 

Je m’explique, exemple :

-Je veux arrêter de faire X.

-Y a-t-il un endroit où c’est approprié de faire X ?

S’il répond :

Oui il y a quelques endroits, mais en dehors, faire X est déplorable.

Là, vous savez où ce comportement se trouve à sa place, il vous reste à le contextualiser et substituer de nouveaux comportements dans le contexte où X était déplorable.

Si la personne vous répond :

Non, ce n’est approprié nulle part.

Vous pouvez l’aider à trouver des contexte appropriés en lui donnant des instructions.

Exemple :

-Observez-vous, écoutez-vous en train d’avoir ce comportement… où est-ce ?

-C’était là bas.

-Ok, trouvez un nouvel endroit où ce comportement est utile, changez de décor demandez-vous où ce comportement peut être votre ressource principale, et dans quel contexte précis et unique ?

 

Le recadrage opère un changement dans le vécue d’une personne, c’est la composante essentielle de tout modèle de recadrage, aussi l’ordre dans lequel les choses sont dîtes, la syntaxe est importante pour crée une réaction chez la personne.

 

QUAND FAUT-IL UTILISER UN RECADRAGE PLUTOT QU’UN AUTRE ?

 

Les deux types de recadrages sont des sortes de généralisations finalement, savez-vous faire la distinction entre les deux ?

 

Si quelqu’un dit :Je ne me sens pas bien quand je me trouve à cet endroit.”

Quel est le recadrage le plus approprié ? Sens ou contexte ?

 

La traduction de cette phrase est : Je n’aime pas ce que cela signifie pour moi.

C’est une signification, c’est donc le recadrage de sens qui est approprié.

 

Pour savoir directement quel recadrage utiliser, il faut déceler la forme.

 

Aucun comportement n’est approprié ou inapproprié, et tout comportement sera utile quelque part. Si vous identifiez le “où” c’est du recadrage de contexte.

Considérons qu’aucun comportement n’a de sens par définition.

Vous pouvez lui faire signifier n’importe quoi finalement, ça dépend juste de la capacité d’une personne à définir dans quelle mesure une chose à un signification. C’est le recadrage de sens.

 

Autre exemple de recadrage :

-“Ma femme met toujours très longtemps à se décider… Elle passe des heures à choisir ses vêtements dans les magasins.”

-“Du coup elle fait très attention quand elle prend une décision, et c’est un compliment magnifique qu’elle vous ai choisit parmi tous les autres hommes.”

C’est un recadrage de sens.

 

  • Comme je vous sens attentif à cette lecture, je vous propose cet expérience :

1) Ecrivez une chose qui vous touche et qui vous gène, un peu comme un plainte, du type : “Je ressens X quand il se passe Y.”

OU

2) Ecrivez une généralisation qui vous concerne, du type : “Je suis trop A.” / “Il est trop B.”

Ensuite

Faites-vous un auto recadrage, et il faut qu’il ai un impact.

Votre stratégie de recadrage repose sur votre analyse du modèle 1) type Equivalence ou 2) type Généralisation pour être efficace dans votre approche.

Ensuite

Si c’est du contexte :

  • Demandez-vous dans quel contexte ce comportement a-t-il de la valeur ?
  • Trouvez-en 3 et choisissez celui qui change le plus l’évaluation du comportement.

Si c’est du sens :

  • Y a-t-il un cadre plus large dans lequel ce comportement a une valeur positive ?
  • Quel autre aspect de la situation n’apparait pas clairement et qui donne un cadre différent ?
  • Quelle autre signification peut avoir ce comportement ?
  • Comment décrire de différentes façons cette situation ?

Ensuite

Ecrivez votre recadrage sous votre phrase initiale et observez quels changements cela produit en vous

Ensuite

Répétez l’opération 5 fois

Pour finir

Faites au moins un recadrage de contexte et de sens par jour dans votre entourage et calibrez les réactions que cela produit.

 

***IMPORTANT***

Le fait de savoir dans quel genre de problème, quelle forme votre outil fonctionne est un gros facteur de réussite.

Si vous utilisez un modèle de recadrage lorsque ce n’est pas approprié, ça ne fonctionnera tout simplement pas.

Pour éviter de perdre du temps en tâtonnement, c’est important de savoir ce que font vos outils, ou ce qu’ils ne font pas, surtout si vous faites face à une personne suicidaire.

 

Pour interrompre un schéma répétitif, un bon moyen est d’aller contre l’intuition de la personne et de faire une chose inattendu avec toute la congruence du monde pour faire passer le message correctement. Mais il ne faut pas en rester là !

Ce qui est intéressant c’est d’exploiter cela comme une ouverture pour découvrir les objectifs qui passent à travers un comportement.

En fait, un recadrage c’est une prise d’espace pour pouvoir manœuvrer, le fait de changer la perception par le contexte ou le sens selon les cas, permet à quelqu’un de s’apercevoir que le comportement en question ne sert qu’à se diriger dans une direction, à atteindre un objectif, et qu’il y a des tas de façons d’atteindre cet objectif.

 

Le cadre que vous mettez autour d’un comportement agit sur la façon dont une personne l’envisage.

Je vais vous compter l’histoire d’une femme frigide, et son mari qui attend d’elle plus que ce qu’elle est capable de donner.

Au début, le thérapeute part de quelque chose de connu :

1- “Imaginez un comportement sexuel à la limite de l’acceptable.”

2- “Et maintenant, représentez-vous un comportement tentant que vous n’êtes pas sure de réussir.”

(L’idée est d’amener la personne à la limite de son modèle du monde, au niveau du non-verbal, la personne ne voudra surement pas faire le comportement, mais ce n’est pas ça dont il est question ici.)

Cette personne à quelque chose qui retient même le fait d’envisager un nouveau comportement.

3- “Maintenant, imaginez la pire chose que vous êtes certaine de ne jamais faire avec votre mari.”

La femme y arrive aisément, la question d’envisager le comportement ne se pose même pas, cela sort du cadre et elle arrive facilement à une représentation.

 

Si un comportement est proposé dans le cadre du modèle du monde d’une personne, elle ne va certainement pas l’envisager.

Par contre, si on sort suffisamment du modèle du monde d’une personne, vous avez une dissociation qui permet à la personne de l’envisager.

La partie qui à objecté au début n’a pas son mot à dire au niveau 3- et laisse la femme penser en sécurité et par la suite d’adopter un nouveau comportement.

Parfois, des gens n’envisage même pas un nouveau comportement, car il présuppose que ce serait mal ou alors qu’y penser c’est l’adopter*…

 

*D’où l’importance d’apprendre à faire la distinction entre adopter un comportement et l’avoir. L’envisager permet de découvrir intérieurement ce que ça ferait d’avoir un comportement, c’est un pont vers le futur finalement.

Et si en vaut la peine, que le comportement est adapté a des valeurs et objectifs, alors l’adopter carrément.

 

  • En tant que communicateur, souvent, on fait face au fameux : “C’est mal de manipuler.”

Sur ce lien : Définition manipulation Larousse

Je découvre en même temps que j’écris ces lignes, parmi les nombreuses définition de “manipuler” celle ci :

“Technique thérapeutique médicale, chirurgicale, ou de certaines médecines parallèles, consistant à mobiliser avec les mains une partie du corps, en général une articulation.”

Je constate alors que le fait de manipuler n’a rien à voir avec le bien ou mal mais que c’est plutôt une capacité à faire une chose correctement.

Ça c’est du recadrage de sens les amis. Et quand quelqu’un pense “manipuler c’est être mauvais” ça limite pas mal son modèle du monde.

  • En tant que communicateur, je vous recommande de chercher à développer la capacité de décaler les cadres qui se trouvent partout autour de vous et que les gens utilisent.

Vous arrivez au même résultat avec du méta-modèle finalement, c’est une autre façon d’y parvenir.

A la place de qui ou quoi ? Quand quelqu’un vous dit c’est mal de faire X.

Vous dîtes : Certaines personnes font X et l’utilise pour faire des choses très bien.

  • Autre recadrage utile pour le communicateur :

“La signification de votre communication, est la réponse que vous obtenez.”

Vous ne pouvez pas blâmer l’autre de ne pas vous avoir compris dans ce cas là et vous communiquez jusqu’à obtenir la réactions que vous voulez.

  • Un petit dernier pour la route :

Imaginez un homme qui vient se plaindre que les femmes cherchent toujours à contrôler son comportement.

Cet homme à 39 ans, il est seul à cause de cette croyance limitante.

Avant d’élargir le cadre, en jouant sur le contexte et dire que tout le monde cherche à contrôler le comportement de tout le monde, une métaphore qui décrit le plaisir que c’est que de sentir qu’une femme cherche a contrôler son comportement, et quel compliment ça représente en réalité !

Si elle ne cherchait pas à le faire, ça voudrait dire qu’elle ne s’intéresse pas du tout à lui, et ça c’est un recadrage de sens.

 

Une nuance dans le contrôle :

Avoir un certain contrôle sur un comportement, c’est avoir une base de choix, ce n’est pas dire “Je ne fais pas ça.” mais plutôt dire “Je le fais quand je veux et je ne le fais pas quand je ne veux pas.”

 

CONCLUSION

Finalement, un recadrage sert à agir sur une forme de généralisation, et dire “vous pouvez le voir comme ça, ou comme ça ou encore, comme cela.”

La signification que l’on donne aux choses n’est pas la VRAI signification, elle s’inscrit dans une façon de voir le monde.

Le fait d’élargir un cadre ne contraint pas les gens à changer, ce qui les guide, c’est le fait qu’une nouvelle vision a plus de sens, et qu’elle ouvre le modèle du monde.

Un recadrage à simplement besoin d’être aussi valide qu’une ancienne version de la perception d’une chose, et non pas plus valide, c’est un véritable fait et non pas un tromperie.

Pour peu que cela rentre dans le vécu d’une personne, vous pouvez recadrer n’importe quoi en n’importe quoi d’autre.

L’idée est de trouver un ensemble de perceptions valables par rapport au modèle du monde de quelqu’un.

Si vous êtes capable de penser à une chose, de différentes manières, vous aurez autant de réponses différentes à cette chose.

 

2) Le recadrage : La négociation entre parties

 

Le recadrage en 6 points repose sur le présupposé qu’une part de vous fait ce que vous ne voulez pas ou alors qu’une part de vous vous empêche de faire ce que vous voulez.

Quelque part, vous pouvez vous arranger pour que n’importe quelle difficulté rentre dans ce schéma car il y a toujours quelque chose qui génère une difficulté.

Et parfois, il est pratique de partir d’un autre hypothèse. Imaginez que la difficulté vient du fait qu’il y ai deux parties qui se marchent l’une sur l’autre.

Les deux font quelque chose d’utile, mais la façon dont cela s’organise crée un conflit entre les deux.

L’idée est alors d’amener ces parties à s’organiser pour qu’elles atteignent chacune leur objectif.

Faisons alors l’hypothèse que le comportement problématique vient d’une interaction entre deux parties, et que la solution viendra d’une négociation entre elles.

  • Exemple :

Imaginez que quelqu’un entre dans la pièce où vous êtes et dit :

Je ne peux pas faire cela, quand j’essaie de la faire, je pense à autre chose.”

Vous pouvez voir les choses de la manière suivante et dire :

“Vous avez différentes parties en vous, vous avez la capacité de faire cela et lorsque vous essayez de le faire, quelque chose s’active pour remplir une fonction.”

Afin de négocier, il est nécessaire d’identifier les parties, de les faire communiquer et d’obtenir l’intention positive de chacune.

Notez bien que les deux parties ont déjà des comportement appropriés, et que ce que vous désirez dans ce cas, c’est qu’elles n’interfèrent pas entre elles.

 

NB : Tant qu’à faire du recadrage, autant le faire là où c’est utile. Par exemple, la course à pied est un super recadrage. Tout ceux qui courent 10km et appellent cela “un loisir” sont des maitres du recadrage.

Si vous pouvez définir le plaisir comme étant quelque chose de bon pour la santé, vous joignez l’utile à l’agréable et ça peut faire un gros changement dans la vie de certaines personnes qui mangent beaucoup de sucre par exemple.

 

CHAMP D’APPLICATION

L’important dans ce schéma, c’est de trouver les parties qui s’interrompent et de trouver leurs fonctions.

Si vous avez envie d’arrêter de lire cet article car autre chose vous appelle, vous pouvez utiliser ce modèle pour négocier entre la partie qui veut continuer, et celle qui veut faire autre chose pour maintenir votre concentration, et vous imprégner des lettres qui sont sous vos yeux actuellement.

Ce type de recadrage prend la forme : “Plus je fais une chose, plus le résultat opposé se produit.”

 

  • Protocole pour faire une négociation entre parties en auto-hypnose :

(Pour effectuer ce type de recadrage, une connaissance de l’auto-hypnose/PNL est requise, si ce n’est pas votre cas, vous pouvez

 accéder à des vidéos en cliquant ici qui vous apprendrons les bases de l’auto-hypnose

pour pouvoir faire l’expérience ci dessous)

 

  • 1) Pour la partie X :

Etablir un signaling oui/non avec la partie, dans une main par exemple.

Séparer l’intention positive du comportement, et vérifier avec un signaling.

  • 2) Pour la partie Y :

Demander à la partie qui gène X de se présenter et d’établir un signaling oui/non avec cette autre partie, dans l’autre main par exemple.

Séparer l’intention positive du comportement, et vérifier avec un signaling.

Vérifier que les deux parties sont bien celles qui sont concernées et demander : “Est-ce que la partie X te gène pour remplir ta fonction ?”

Si non, reprendre l’étape 2.

  • 3) *Pour utiliser ce modèle, il faut que X interrompt Y et vice et versa, dans ce cas le recadrage en 6 point sera plus adapté.

-Demander à Y si sa fonction est suffisamment importante pour que X ne l’interrompt pas.

-Demander à X s’il est d’accord pour ne pas interrompre Y si Y ne l’interrompt pas.

  • 4) Demander si les parties sont d’accord pour mettre cela en place sur une période de temps précise.

Demander aux parties que si elles ne sont pas satisfaites, elles peuvent se manifester et mettre en place un signal qui va indiquer à la personne qu’il faudra renégocier.

  • 5) Vérifier l’écologie : Y a-t-il d’autres parties qui gênent ? Si oui, il faut renégocier.

 

3) Le recadrage : Comment créer une nouvelle partie

 

Petite question : Qu’est ce qui rend une expérience vécue thérapeutique ?

Les moyens utilisés pour changer le comportement sont les mêmes que ce soit pour aller vers l’utilité ou vers l’inutilité.

Tout le monde à eu ou connait quelqu’un qui a eu un professeur plein de bonnes intention et qui malheureusement a induit des comportements bloquant qui peuvent durer des dizaines d’années à l’aide de puissantes mécanismes de changement.

Ici, nous allons parler d’un autre modèle de recadrage pour savoir comment créer une nouvelle partie.

Ce modèle est conçu pour atteindre un autre genre d’objectif que le recadrage en 6 points classique.

Le recadrage en 6 points présuppose qu’une part d’une personne empêche d’avoir un nouveau comportement ou qu’une part oblige à avoir un comportement.

Dans le modèle présenté juste avant, nous avons détaillé un modèle qui concerne au moins deux parties d’une personne qui ont un comportement avec une intention positive mais qui se superposent et génère des comportements problématique comme l’insomnie.

La négociation vise alors à faire que ces parties travaillent en mode coopération.

Le modèle de recadrage de ce chapitre repose sur la forme suivante :

Une personne n’a pas le comportement qu’elle souhaite car elle n’a pas en elle l’organisation nécessaire pour générer ce comportement, la partie n’existe pas.

Rien n’empêche, rien ne gêne, une personne souhaite avoir un comportement, et inconsciemment aucune partie d’elle ne peut satisfaire la demande.

Tous les modèles de recadrage présentés jusqu’ici agissent sur une réponse qui déclenche un comportement différent.

Imaginez que l’on vous offre un avion, je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je n’ai pas les compétences de piloter un tel engin. Si ce n’est pas votre, cas, faites comme si le temps de lire ces quelques lignes.

Ainsi, si vous êtes devant les commandes d’un avion, vous pourriez être détendu, peut être même confiant. Et pour autant, vous n’avez pas les comportements qui vous permettent de parvenir à vous envoler.

Vous devez passer par un apprentissage pour organiser vos capacités. C’est ça, créer une partie pour générer un comportement particulier et d’ailleurs, si vous êtes formés à l’hypnose, c’est ce que vous avez fait en formation.

 

L’OBJECTIF

La plupart du temps, nous décrivons une partie en terme de comportement (comment elle agit) plutôt que par sa fonction (ce qu’elle fait).

Un comportement peut changer, et mieux servir une personne rendant une partie dîtes “stupide” en “capacité à apprendre”.

Mais, ce comportement n’est pas relié précisément à un objectif…

Ainsi, une partie sert à atteindre un objectif, et il est parfois intéressant de décrire un comportement dans le contexte de l’objectif qu’il sert.

ASTUCE : Si vous décidez de vous adresser à la partie d’une personne, vous pouvez ancrer cela en décalant légèrement votre regard vers une épaule lorsque vous le faites.

Par la suite vous pourrez utiliser cet ancre et la personne saura que vous vous adressez à cette partie là en particulier.

 

I : IDENTIFIER L’OBJECTIF

Si vous n’avez pas de partie pour faire quelque chose dans votre vie, vous pouvez tout simplement la crée. Si vous avez la sensation que les portes sont fermées à l’intérieur de vous, vous pouvez créer une partie qui va les ouvrir, tant que cette partie à un objectif clair.

Tout cela, y compris les autres forment de recadrage sont des processus naturels, les gens font cela de toute façon, que ce soit dans la vente, l’éducation, la thérapie etc…

Pour démarrer, identifier le besoin (différent de l’objectif), et la nouvelle partie ne devra pas interférer avec les objectifs de la personne, c’est là le point délicat.

Un point important à noter : Plus l’objectif est limité, plus c’est facile d’installer la partie qui sert cet objectif.

 

Quel contexte est approprié pour fabriquer une partie plutôt que d’utiliser un autre type de recadrage pour les parties existantes ?

Pour répondre juste il faut percevoir ce recadrage sous cet angle :

“Je veux fabriquer une partie dont le travail est de générer des comportements dans ce contexte là, et l’objectif est de …”

Exemple : Une partie qui entend les tonalités (fonction) pour chanter plus juste (objectif).

Attention : Si vous décider qu’une partie est intéressante pour surveiller certains comportements, vous créez alors une dissociation car une part agit sur l’externe (comportement) et l’autre l’observe de l’intérieur, et ça, ça crée du mal aise.

 

META PARTIES

Pratique pour interrompre un schéma récurrent, la méta partie se chargerait de prendre du recule pendant une situation pour dire : “Qu’est ce que tu es en train de faire ?”

Sa fonction est alors de rompre un cercle vicieux, et elle ne se mettrait en route que lorsque vous êtes coincé, elle n’analyserait pas à tout bout de champ.

Intéressant ?

La méta partie attendrait quelque part comme un agent dormant qui agirait pour modifier des parties qui ne s’accordent pas mais qui serait simplement une réponse à un déclencheur.

Elle peut même avoir pour rôle d’effectuer dans recadrage en 6 points ou changer le sens des choses.

Imaginez que cette partie intervient lors d’une dispute pour recadrer le sens et signifier que la dispute est alors une volonté commune d’améliorer ce qu’il se passe.

La dispute suppose qu’il y a quelque chose d’important en jeu…et peut être qu’il y a d’autre façons de communiquer pour être plus productif si c’est vraiment important.

Hihi, bonjour la double contrainte, soit la stratégie de communication change et la dispute s’interrompt, soit la dispute n’est pas importante et perd son utilité alors…elle s’interrompt.

L’idée est d’orienter l’énergie de la dispute et le fait “d’avoir raison” pour la placer dans un nouveau comportement.

 

QUAND FABRIQUER UNE PARTIE ?

La différence entre le recadrage en 6 points et la création de partie est la même qu’entre le fait de fabriquer une partie qui arrête quelque chose et une partie qui fait quelque chose.

On peut décider de fabriquer une partie qui fait quelque chose lorsque une personne veut générer un comportement et qu’elle ne le fait pas.

Questions :

*Quel modèle des 3 vus jusqu’ici utiliseriez vous si une personne vous dit qu’elle n’arrive pas a être à l’heure ?

On dirait bien qu’une part d’elle veut arriver à l’heure et qu’une autre remplit une fonction tout aussi importante, ça ressemble à deux parties qui se marchent dessus.

La négociation entre parties est alors une solution.

*Pour une personne qui veut faire la différence entre ce qui est dangereux et ce qui n’est l’est pas, quel modèle semble le plus approprié ?

Recadrage en 6 points ? Négociation ? Création de partie ?

La création de partie, bien que finalement, on pourrait utiliser les 3…

Notez que la réalité est contextuelle, nous avons tous parties communes qui font que lorsque vous lisez cet article, ça ne vous semble pas bizarre de parler de parties d’une personne, (sinon bah ravie de vous avoir eu comme lecteur jusqu’ici)

et de négociation entre elles ni d’intention positive d’un comportement.

Car nous avons des parties qui utilise cette structure de la réalité.

 

UTILISER L’OBJECTIF

-Vous voulez vous créer une partie qui génère de l’humour ?

-Qui vous rend riche ?

-Qui vous rend heureu(x)/(se) ?

-Qui vous permet de faire une distinction entre réalité et hallucination ?

Sachez en premier lieu ce que cette partie est censée faire pour qu’elle colle avec un objectif et qu’elle entre dans le cadre de ce type de recadrage.

De plus, veillez à ce que cette partie ne soit présente dans d’autre contexte de votre vie, si c’est le cas, peut être qu’un recadrage en 6 points serait plus approprié.

Bandler et Grinder nous conseille avant d’utiliser ce modèle, de toujours vérifier si un autre genre de recadrage n’est pas plus adapté pour la situation.

 

II : TROUVER UNE REFERENCE

Pour créer une partie qui remplie une fonction définie, cherchez dans votre expérience, une fois où le comportement s’est produit de façon inattendue et non le moment où il s’est produit.

Trouvez 3 structures de références pour votre partie et associez-vous à ce souvenir de façon intense. C’est l’intensité qui est importante pour cette étape.

 

III : CREER UN FANTASME

1) Créer une image visuelle et auditive dissociée qui montre ce que la partie vous ferait faire.

2) Associez vous à l’image et ressentez ce que cela produit en vous même, vérifiez également en dissocié si l’image de vous vous convient et réassociez-vous à la scène.

3) Pour découvrir si vous voulez réellement cette partie, demandez l’accord de la part auditive de cette représentation.

 

IV : ECOLOGIE

A l’aide d’un signaling oui/non, posez cette question à votre inconscient pour vérifier l’écologie de votre démarche :

“Y a-t-il une part en moi qui n’est pas d’accord pour qu’une partie se charge de transformer ce rêve en réalité ?”

Si c’est oui, c’est cool, car ce sont autant d’alliés pour votre processus d’élaboration.

Faites alors une liste des parties, et de leurs fonctions, en sollicitant votre inconscient ou alors si vous avez des connaissances en écriture automatique, cela peut être un bon moyen d’y parvenir.

Cherchez à savoir de quoi la partie qui objecte est-elle chargée. Les objections seront l’assurance que la partie que vous fabriquez va bien fonctionner.

 

V : CORRIGER LE FANTASME

L’idée ici est de prendre en compte toutes les préoccupations des parties qui se sont manifestées à l’étape précédente. et utiliser cette liste comme critères à respecter pour que la nouvelle partie fonctionne correctement et soit intégrée.

Ensuite, il faut modifier le fantasme créer précédemment en tenant compte cette fois des préoccupations des autres parties.

Maintenant la procédure se poursuit de la manière suivante :

Reconcevez un nouveau fantasme qui prend en compte les objections précédentes afin d’apaiser les inquiétudes, afin qu’elles n’aient plus aucune raison d’être.

Faites cette démarche d’abord en dissocié et ensuite en associé.

 

VI : CONSTRUIRE LA PARTIE

Si vous avez la capacité à créer une expérience en associé, dans laquelle vous avez déjà fait des ajustements pour générer un comportement sans désaccord d’autres parts de vous-même, vous êtes déjà bien partie.

Ici cette étape vise à demander aux ressources inconscientes d’analyser le fantasme et d’en extraire ce qui est essentiel.

Ensuite, en état modifié de conscience, associez-vous et dites :

“Soit mon inconscient est responsable de la fabrication de nouvelles parties, soit une partie fabrique des parties, mais dans les deux cas, je veux que celle là soit construite et qu’elle ai une entité propre.”

A cette étape vous voulez montrer que votre stratégie à marcher en fantasme, et que votre inconscient l’utilise comme fondation pour fonctionner à partir de cette stratégie.

 

VII : TESTER

C’est intéressant d’avoir une démarche pour créer des parties, et ça l’est encore plus de s’assurer qu’elle est bien présente.

Pour le savoir, vous pouvez commencer avec un signaling oui/non et demander : “Es-tu là ?” Un peu étrange, mais c’est pas mal pour démarrer.

Ensuite, vous pouvez engager des comportements qui sollicitent la partie en question pour voir ce qu’il se passe et ajouter plusieurs ponts vers le futur.

 

4) Le recadrage en 6 points avancé

 

Ce chapitre vise à affiner l’approche du recadrage en 6 points classique pour pouvoir adopter un large choix dans toutes les situations possibles.

Avec un recadrage en 6 points, on a pas besoin de connaitre l’état désiré, on sait juste qu’une personne “ne veut pas X”, c’est la première étape de ce recadrage.

Pour le second point, l’idée est d’établir un lien avec la partie responsable de X. Pour avoir un accès à cette partie et être sure que vous vous adressez à elle, vous pouvez demander par exemple :

-“Ça ressemble à quoi quand vous faites X ?”

-“Où est-ce que cela se situe dans votre corps ?

La réponse peut vous servir d’ancre que vous pourrez réutiliser par la suite et vous donnera des informations pour calibrer.

Établir un contact est important, car cette partie de la personne lui fait faire des choses qu’elle n’aime pas. La personne peut aussi prendre conscience du caractère automatique et inconscient de cette partie, par exemple en disant :

-“Certaines parts de vous savent faire des choses sans que vous n’ayez besoin d’y penser consciemment.”

Là vous avez une nouvelle ancre possible qui peut s’avérer utile, il s’agit d’ancrer la compréhension de la notion de parties inconscientes.

Si jamais une personne dit avoir le contrôle complet ou alors, ne pas avoir d’inconscient, là vous pouvez suggérer qu’elle n’a pas le contrôle de son comportement problématique pour recadrer. De plus, lorsque vous ratifiez des réactions inconscientes, cela appuie cette idée.

En effet, lorsque vous pensez ne pas avoir d’inconscient et que la température de votre change subitement avec une suggestion, cela recadre bien les choses.

Si vous avez une difficulté à un moment donné, vous pouvez alors vous demander :

-“A quelle étape j’en suis ?”

-“Quel est l’objectif que je cherche à atteindre à ce moment ?”

Cherchez alors au moins 3 réponses pour avoir de la flexibilité dans votre comportement d’adaptation.

Car si une personne n’a qu’un choix, elle est un robot, avec deux, elle fait face à un dilemme et c’est à partir de trois que l’on peut vraiment appeler cela un choix.

Aussi, lorsque vous demandez de faire quelque chose à une personne lors d’un recadrage en 6 points, soyez précis pour éviter que la personne fasse quelque chose qui soit différent de ce que vous attendez.

L’idée d’adopter un format, c’est d’avoir quelque chose sur quoi s’appuyer tandis que vous remarquez ce qui se passe au niveau sensoriel afin que vous puissiez varier votre comportement si besoin pour atteindre un objectif précis.

 

QUELQUES DIFFCULTES COURANTES

  • Lorsque vous demandez à une personne d’accéder à une partie d’elle même et qu’elle n’y arrive pas, voici une petite astuce :

1) Demandez à la personne de décrire ce qu’elle ressent maintenant.

2) Demandez lui de commencer à faire Y (pour accéder à la partie responsable) et là vous dîtes : “STOP, décrivez-moi ce que vous ressentez”

Les deux descriptions serons différentes et peuvent servir de signaux de calibration.

L’avantage avec l’hypnose, c’est qu’en impliquant l’esprit inconscient on obtient ce type de changement très rapidement.

 

  • Si vous demandez à une personne un jour, de trouver une alternative consciente à quelque chose, et qu’elle n’y arrive pas, il y a le “faites comme si vous savez” qui est très connue.

Voici d’autres variantes :

-“Devinez ce que ça peut être.”

-“Rêvez-en cette nuit et dîtes le moi demain.”

(La programmation du rêve peut être très utile, surtout si vous ajoutez : “la partie veut bien prendre la charge de choisir les 3 meilleurs façons et de les employer dans un contexte précis ?”

La personne s’en va alors avec son rêve et son changement programmé et vous pourrez vous servir du feedback pour ajuster si besoin)

-“Pensez à quelqu’un qui se comporte ainsi puis observez et écoutez ce qu’il fait.” (Utiliser une situation isomorphique comme “devoir à faire”)

 

  • Si vous avez des incongruences du type je dis non et ma tête fait oui, vous pouvez dire :

-“Oui je crois que ça l’est, mais faisons comme si” et dire non avec votre tête.

L’idée est toujours d’aller dans le sens des messages inconscient car c’est lui qui guide le navire.

 

  • Quelle distinction entre signaling inconscient et mouvement conscient ?

Il peut arriver qu’une personne montre des signes de transe et qu’elle bouge volontairement le doigt par exemple.

-Vous pouvez alors utiliser les doigts pour distraire la personne et mettre en place un autre système de signalisation.

-Vous pouvez également expliquer que vous allez mettre en place un système de communication oui/non.

 

  • Si une partie ne veut pas se montrer ou entrer en contact ?

Il s’agit d’un modèle du type “Je ne veux pas te parler” et dans ce cas, vous pouvez dire :

“Vous ne vous entendez pas avec cette partie ? Excusez-vous auprès d’elle et dites lui que vous voulez communiquer avec elle.”

 

  • La “résistance” ?

Les personnes ne résistent pas, elles montrent qu’on ne comprend pas, c’est différent.

Lorsque l’on dit qu’une partie “résiste”, la personne dit en réalité “non, pas comme ça, pas par ici”.

 

  • Et pour la migraine alors ?

Le système visuel est clairement mis en évidence dans ce genre de cas, Bandler présuppose qu’une migraine est un moyen utilisé par une partie pour capter l’attention de la personne.

Ce signal veut lui communiquer qu’il doit faire quelque chose différemment et de s’occuper d’un besoin.

Vous pouvez utiliser le recadrage pour trouver ce à quoi la migraine est une réponse et offrir alors une nouvelle réaction.

 

  • Faire en sorte que le patient ne perd jamais !

Vous pouvez faire tester un changement pendant X semaines afin que, si des parties découvrent que ça ne fonctionne pas, c’est qu’il est temps de renégocier pour ce changement.

Sinon, le risque c’est qu’une personne se dise, “Ho, encore un truc de plus qui n’a pas marché”.

 

5) Le recadrage de système : couples, familles …

 

L’esprit du recadrage repose sur la supposition qu’un comportement peut être dissocié de l’objectif qu’il veut atteindre. Et ce qui fait que le recadrage est efficace, c’est qu’il montre qu’il est écologique.

On s’assure que le nouveau comportement ne vient interférer avec aucun un autre fonctionnement.

On recherche l’harmonie entre tous les besoins et comportement d’une personne.

Afin d’être certain de traiter l’écologie d’un système d’une juste manière, il est nécessaire de l’observer.

Dans le cadre d’un couple, si l’écologie n’est pas respectée, une personne suit une thérapie, change, et finit par divorcer car l’époux/épouse n’est pas pris(e) en compte.

Pour faire un recadrage de système réussi, il faut prendre en compte tous les besoins et souhaits des membres de ce système.

La première chose à faire est d’observer tout message qui produit une réponse négative chez quelqu’un du système. En clair, il faut déceler si le message intentionnel diffère du message reçu.

Car oui, dans un couple, il est probable qu’un comportement qui semble anodin déclenche une réaction forte chez l’autre.

En fait, si la réaction est forte, même si vous n’avez pas perçut le déclencheur, cela vous indique tout de même qu’il s’agit d’une chose importante.

Bon, pour un recadrage de couple, on part du principe que les gens veulent communiquer pour avoir ce qu’ils veulent et qu’ils respectent l’intégrité des personnes impliquées.

Même si ce n’est pas valable, cela vous donne quand même quelque chose de juste à faire, car vous partez du principe qu’il y a une solution pour satisfaire les deux parties et vous n’essayez pas de trouver “un compromis”.

Sachez tout de même, qu’à chaque fois qu’il y a un écart entre l’intention et la réponse à un message, il est nécessaire d’amener une personne qui a émis le message, à prendre conscience que la réponse n’est pas celle prévue.

C’est cette base qui va permettre à l’émetteur de modeler son comportement pour obtenir le résultat souhaité.

 

  • Structure du recadrage de couple :

1) Identifier et stopper le schéma stimuli-réaction

2) Demander à celui qui reçoit le message si ce qu’il ressent (réaction) est une sensation qui lui est familière, et quel message il reçoit lorsque le stimuli “X” est émit.

3) Demander au partenaire si c’est bien la réponse qu’il veut produire en faisant X, et quelle est son intention de départ en faisant X.

4) Demander à celui qui produit le stimuli s’il est prêt à s’engager à faire passer son message.

5) Trouver une façon de rendre identique le message reçu et le message envoyé.

(Chercher les solution dans le vécu des personnes, s’il n’y a pas de structure de référence, utilisez la modélisation.)

6) Essayez le nouveau comportement sur l’émetteur et vérifiez que la réaction du receveur est bien celle attendue.

 

VARIANTES

  • Objectif commun :

Si les messages “émetteur/receveur” sont égaux mais pas satisfaisants, vous pouvez chercher le “méta-message”, c’est à dire, ce que cela apporte à l’émetteur de faire X.

Cela va amener la personne à formuler un objectif, et vous aurez alors de la place pour manœuvrer.

Si vous trouvez un objectif commun, vous faites 75% du boulot, car pour la suite, il suffit d’aménager les comportements afin qu’ils arrivent ensemble à atteindre l’objectif.

  • Trouver des comportements alternatifs :

Lorsqu’une personne veut envoyer un message, par exemple “je t’aime” et que l’autre est intéressé pour le recevoir, vous vous trouvez à un carrefour, vous pouvez demander au receveur de trouver un souvenir dans lequel il est parvenu à recevoir cet amour.

Vous pouvez l’amener à se souvenir d’une façon précise et détaillée en balayant le V.A.K.O.G et en jouant avec les sous modalités si besoin.

Et là, vous avez fait comme à l’étape 4 du recadrage classique, vous avez trouver des alternatives, cette fois à partir de l’histoire personnelle de la personne.

Lorsque la personne entend/voit un détail de ce qu’elle a fait pour y parvenir, alors elle peut essayer ce comportement et voir si cela marche, ici et maintenant.

Vous pouvez là aussi utiliser un modèle si vous n’avez pas de structure de référence.

Pour cela, il est nécessaire d’avoir à l’avance, l’engagement de la personne pour y parvenir. En effet, lorsque c’est vraiment important pour elle, une personne est prête à modifier ses comportement pour satisfaire son engagement.

Vous pouvez alors demander quelque chose comme :

“Êtes-vous prêt à employer un autre moyen de communiquer même si ce n’est pas celui qui vous vient naturellement en premier ?”

Pensez à crée une réalité congruente à partie du système de croyance de cette personne.

Parfois, le simple fait de changer un ton de voix fait passer le message différemment, car la personne réagissait davantage au langage para-verbale.

C’est pourquoi, la stratégie “chercher la volonté de communiquer avant de restructurer la communication” fonctionne.

Astuce :

Demandez-vous quels sont les prérequis des changements que vous voulez obtenir.

Et lorsque vous avez un objectif, demandez-vous qu’est-ce qui fait que les deux personnes vont naturellement tomber dedans.

  • Déceler le méta-objectif :

Que faire, lorsqu’un comportement précis à atteindre est impensable pour l’une des deux personnes du couple ?

Si l’objectif est source d’objection, vous pouvez passer au méta objectif, l’intention derrière l’intention.

Voilà comment vous pouvez demander :

“Qu’est ce que ça vous apporte de faire X ?”

“De quelle autre manière pouvez-vous faire X ?”

Si la personne n’arrive pas à formuler de réponse, utilisez la modélisation, ou alors, il est possible de faire une futurisation et de trouver les étapes qui ont permis d’atteindre ce résultat.

C’est en allant vers l’objectif, vers le cadre, que vous obtenez la mobilité comportementale.

  • Valider le fait qu’il y ai bien une base de négociation :

Demander a une personne s’il y a bien une base pour que le couple continue, par exemple :

“Est-ce que cela vous intéresse de mettre votre énergie et votre temps pour découvrir s’il est possible de changer des choses afin que ce soit diffusément excitant et intéressant pour vous de continuer ou d’être à nouveau ensemble ? Ou alors êtes vous déjà engagé ailleurs ?”

 

  • Une autre possibilité est de trouver un cadre d’accord pour trier les comportements :

EXERCICE

  • Trouver un cadre d’accord :

1) Demandez à X et Y ce qu’ils désirent et reformulez-le pour leurs satisfactions respectives afin de vous synchroniser.

2) Demandez leurs ce que l’objectif va leur apporter pour trouver le méta-objectif et reformulez-le.

3) Trouvez un objectif commun de sorte que X et Y soient d’accord pour dire que c’est ce qu’ils souhaitent.

 

Pour ce genre de recadrage de système, avec les couples par exemple, il est intéressant d’affiner sa perception pour réussir à faire des distinctions, et ainsi découvrir ce qu’il se passe en terme de séquences ancrées naturellement. Les restaurants sont des endroits magnifiques pour observer cela.

 

Lorsque vous remarquez quelque chose, vous pouvez essayer d’avoir le même comportement et observer ensuite ce qu’il se passe quand vous le faites.

Vous connaissez les mimes ?

En réalité, un mime peut imiter d’autres personnes facilement. Le ton de voix, l’aspect etc…

Il peut devenir celui dont il parle dans une conversation.

Mais ce qui est magique la dedans, c’est que tous les systèmes valables entre deux personnes sont présents lorsque le mime prends “la forme” et “mimétise” une personne.

Un mine peut produire les mêmes réaction chez un individu que celles qui sont produites par son/sa conjoint(e).

Personnellement, je trouve cela formidable. Le mime est un art qui développe à la fois, imaginaire, congruence, précision, observation, synchronisation et bien d’autres choses encore.

 

COMMENT DÉTERMINER ET UTILISER LE SYSTÈME FAMILIAL

Par exemple, si vous désirez intervenir dans une famille, vous devez apprendre son fonctionnement en tant que système, afin de découvrir la séquence naturelle des interactions.

Et le meilleur moyen d’y parvenir… c’est de déclencher une crise ! Et pour cela vous pouvez commencer par parler du sujet le plus tabou pour la famille.

Car si vous vous arrangez pour que tout soit rose bonbon, vous n’irait pas au bout des choses.

Prenez du recule et observer la famille fonctionner.

Vous verrez ce qu’ils font déjà et vous pourrez vous en servir comme base pour changer le système.

Voici un principe important a avoir en tête à ce moment là :

“Comment puis-je introduire un petit changement qui va canaliser l’ensemble des interactions au sein du système familial d’une façon qui va forcer le système à changer lui même.”

Avec une telle intervention, le système va évoluer et s’adapter à ce changement.

Quelle personne viser dans un système familial ?

Ce qui compte, c’est de partir et d’utiliser le système existant pour créer un nouveau système.

Pour cela, il faut déterminer quelle personne va pouvoir changer toutes les autres.

Souvenez-vous que la persuasion vient avec la ténacité, et les personnes qui sont très expressives exercent aussi une influence importante.

En effet, ni le bruit, ni la colère va produire un tel résultat, cela aura plutôt pour effet de créer des réponses polaires opposées.

Par ailleurs, si vous changez la personne la plus facile à changer dans le système, les autres membres auront vite fait de le rechanger afin qu’il réoccupe la fonction qu’il avait avant.

La personne qui a le plus de symptômes est celle avec laquelle il ne vaut mieux éviter de travailler.

 

6) Le recadrage d’état dissocié : alcool, drogues …

 

Si vous voulez que votre recadrage soit efficace, il faut remplir quelques conditions.

En effet, si vous faites face à quelqu’un de très dissocié, comme c’est le cas des alcooliques, drogués et parfois les fumeurs ou les hyperphages.

Là, vous devez avoir une approche particulière, car le recadrage ne fonctionnera pas.

 

INCONGRUITÉ SÉQUENTIELLES

Avez-vous déjà essayé de demander à un alcoolique de vous parler de son expérience d’ivresse lorsqu’il est sobre ou inversement ?

Pour ma part oui, et c’est l’amnésie partielle ou complète.

Voilà un indice intéressant pour remarquer une personne dans un état dissociatif extrême.

Il n’arrive pas à avoir accès à la portion de son expérience lorsqu’il se trouve de l’autre côté de son modèle.

Et les deux ne se retrouvent jamais ensemble autant dans le corps que dans les comportements.

Pour avoir un recadrage opérationnel, il faut ouvrir un canal inconscient avec la partie qui “l’oblige” à avoir le comportement qu’il veut consciemment changer ou qui l’empêche d’avoir le comportement qu’il veut consciemment avoir.

 

Un recadrage en 6 points fonctionne sur deux niveaux avec une partie et des réponses involontaires de l’autre; il est fait pour les incongruités simultanées.

Lorsqu’un alcoolique vient en consultation, c’est généralement la partie sobre qui vient, et vous n’avez rien à faire avec elle, car son engagement envers ce comportement de sobriété est déjà présent, c’est avec l’autre partie qu’il vous faut procédé.

Si vous travaillez avec la partie sobre, okay vous aurez probablement des réponses favorables concernant le changement, mais lorsque votre sujet va aller dans un bar, il commencera à boire.

C’est pourquoi il est nécessaire d’accéder à la partie qui gère la boisson.

  • Il y a une question qui se pose du coup, comment accéder la partie avec laquelle vous devez traiter ?

Car ces deux parties ne s’expriment pas en même temps lorsque des personnes sont très dissociées.

Plutôt que de chercher une nouvelle approche, vous pouvez utiliser vos outils pour faire entrer le modèle d’incongruité séquentielle, en incongruité simultanée.

Ainsi vous pouvez utiliser le recadrage classique, car vous le modèle rentre dans la structure de votre approche.

C’est ce qu’un mathématicien fait généralement, il résout une équation à sa plus simple expression pour faire face à quelque chose qu’il connait et qu’il peut résoudre.

 

Et c’est maintenant que ça devient encore plus intéressant.

A votre avis, que feriez-vous pour transformer un modèle de parties séquentielles (qui ne sont pas présentes en même temps) en parties qui s’expriment simultanément ?

Une idée ?

 

L’ANCRAGE AVEC LES ÉTATS DISSOCIES

Oui !

Vous pouvez ancrer les deux parties (par exemple la partie ivre et la partie sobre) et utiliser les deux ancres en même temps pour avoir les deux parties simultanément.

Pour trouver la partie sobre, c’est facile me direz-vous mais pour la partie alcoolique, on ne va quand même pas demander à notre sujet de se saouler en séance ?

Et non, une régression qui insiste sur l’association lors d’un souvenir au début de la tournée des bars fait parfaitement l’affaire, bien qu’il y ait plusieurs façon de procédé pour parvenir à faire cette ancrage là.

Ensuite, lorsque vous calibrez un changement d’état, vous pouvez ancrer.

 

Astuce : Saviez-vous que l’accès olfactif est un moyen très rapide de régresser ?

La façon que le cerveau a, de traité neurologiquement les entrées via le canal olfactif produit un impact plus direct sur les comportements et les réponses que les autres canaux d’entrée.

 

Vous pouvez aussi dire :

-“Comment pouvez-vous me montrer votre comportement d’ivresse en faisant semblant maintenant ?”

Et il peut répondre :

-“Vous voulez que je fasse semblant d’être ivre ? Mais c’est ce que je veux éviter !”

-“Oui, et pour l’éviter vous devez être capable de faire semblant, même si ce n’est pas logique.”

 

La fusion des ancres

Cela va probablement crée un choc chez l’individu qui voit fusionner chez lui deux parties qui ne sont jamais présentes en même temps, et il sera surement un peu confus.

Par contre, étant donné que ce n’est pas induit extérieurement, et que ça n’atteint pas des intensités que les gens ne peuvent gérer, cela reste écologique pour la personne.

Après cela, vous avez un pont pour commencer une intégration et vous pouvez alors utiliser le recadrage, car vous avez mis en place les prérequis.

Pour la suite, vous pouvez alors fixer des alternatives au comportement et crée des ponts vers le futur.

Les alternatives doivent être plus efficace et plus accessibles que les anciens choix, les bénéfices secondaires doivent bien être pris en compte.

Finalement, vous pouvez tester votre travail et inviter un mois plus tard cette personne à aller prendre un verre pour voir s’il peut s’arrêter juste après.

 

Pour atteindre vos objectifs, pensez en terme de découpage, parfois vous faites face à de gros morceaux.

Demandez-vous alors :

“Quel est le plus gros morceau que je peux faire vite et bien ?”

L’idée est de commencer avec le plus petit morceau qui soit facile à réaliser et construire ensuite dessus.

Avec le feedback de votre première approche, vous pouvez enchainer sur d’autres changements, en grossissant les morceaux si possible.

 

Finalement, nous avons pu voir comme il est intéressant de contextualiser un comportement pour changer les réactions selon les situations.

Des fortes dissociations peuvent fonctionner dans des environnements stables mais sont inadaptées dans des contextes changeants.

L’idéal étant d’avoir une intégration complète de sorte que n’importe quel comportement est disponible dans n’importe quel contexte, afin d’avoir toutes les ressources disponibles, n’importe quand et n’importe où.

 

Nous avons fait un sacré bout de chemin ensemble dans cet article, et je dois dire que je me suis particulièrement régalé à lire et à résumé ce livre sur le recadrage.

En attendant notre prochaine rencontre, je vous souhaite d’essayer ce qui est présenté dans cet article, et vous pouvez aussi le partager avec vos amis qui seront certainement intéressés par le contenu.

 

A bientôt !

 

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    2 Comments

    • thomas

      Reply Reply 20/01/2017

      merci beaucoup ,

      bon courage pour ton défis de l’année

      sans vouloir ptolémiquer , la manipulation mentale en cabinet me semble tout à fait adéquate (la personne est demandeuse… ) mais faite à l’insu d’un individu sur des périodes plus ou moins longue , elle ne génère que colère et rejet … quels que soient les bons objectifs des manipulents ou rapides ; in a des coups « atre »
      l’inconfort généré par cette colère(N) poussant d’aucuns à considérer que « la manipulation c’est mauvais »

      merci encore pour ce travail que tu donnes si généreusement !

      PS : j’ai vraiment des problèmes avec le signaling mais une partie de moi trouvera bien une solution… n’Est-ce pas

      • Oui finalement ce concept de manipulation est assez subjectif et je suis d’accord avec le fait que les gens soient demandeur en séance, et pour ce qui sort du cadre des séances, chacun place la limite entre l’acceptable et l’inacceptable là où il lui semble juste de la placée.

        Je te souhaite bon courage pour le signaling, et c’est carrément automanipulatoire comme concept je trouve 🙂

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