L’homme de Février, l’hypnose de Milton Erickson retranscrite

L’homme de Février de Milton Erickson avec les commentaires de Ernest Rossi

l’homme de Février, Milton Erickson

Je vous présente l’homme de Février, un ouvrage majeur de l’hypnose Ericksonienne. Ce livre est la retranscription écrite de quatre séances d’hypnothérapie réalisées par Erickson en 1945. Sont ajoutés à ce récit en 1979, des commentaires d’Erickson et de Rossi ainsi que d’autres personnes.

L’homme de Février, présente cinq personnages à savoir ; le Dr Erickson, le sujet appelé “Jane”, une amie du sujet, le Dr Fink et Melle Dey.

L’objet des séances d’hypnose est une phobie de l’eau, au point d’être déstabilisé en regardant simplement un bouquet de fleur dans un vase. Le Dr Erickson va utiliser la régression (l’esprit du sujet hypnotisé se comporte comme l’enfant qu’il a été à un certain âge, choisit par Erickson) pour accompagner le sujet à dépasser sa phobie de l’eau.

Lorsque l’on parle de “rencontre” dans l’article, on fait référence à une reconduction de la régression à un autre âge durant la même séance. Erickson utilise une technique en serrant le poignet du sujet pour le faire “voyager” d’un âge à un autre.

 

*Première séance : 1- Approches de l’hypnose thérapeutique

 

(Ecriture automatique du sujet pour activer des souvenirs et crée progressivement une régression en âge)

 

Cette première partie demande pas mal de concentration, puisque il manque les premières minutes de la première séance. En fait, on prend le train en marche au beau milieu d’un jeu de devinettes dans lesquelles les personnes présentes doivent découvrir un mot qui est écrit sur un bloc par Erickson. L’ouvrage étant une traduction française, c’est plutôt complexe de saisir les jeux de mots avec la langue anglaise, bien que parfois on puisse en deviner certains.

Durant cette première partie, on à vraiment la sensation de rentrer dans la pièce alors qu’Erickson est en train de parler aux autre personnes. Ses jeux de mots ont un effet de confusion visant à désorienter le sujet pour préparer cette séance.

Après quelques questions et suggestions stratégiques pour orienter l’état du sujet à faire de l’écriture automatique, on assiste à une série de questions pour activer des souvenirs et déclencher des réponses écrites automatiquement de la part du sujet qui est en état de transe hypnotique.

Dans cette phase, Erickson fait preuve d’une incroyable intuition et soulève une question qui concerne les fleurs et cela déconcerte le sujet.

La réaction de Milton Erickson est de plonger encore plus profondément en transe son sujet, et après quelques exercices stratégiques, il cherche à déclencher une régression en âge, et à amener le sujet à “remonter le temps” mentalement jusqu’à ce que le sujet ne sache plus qui il a en face de lui, car son esprit, ne se rappelle pas qu’un jour, il a rencontré Erickson.

Toutes les techniques et stratégies sont décrites dans les commentaires en dessous de chaque sous parties du livre.

 

*Première séance : 2- Création du personnage de l’homme de Février

(Travail sous régression, afin de mettre plus de clarté pour le sujet sur sa peur de nager, et de changer ses émotions vis à vis de cela)

Les mois passent dans la tête du sujet, et cette femme se met à parler avec une voix de petite fille. Lorsque Erickson lui demande quel mois on est, elle répond “Février”, alors que la séance se passe au mois de Mars. Le Dr suppose qu’elle est remontée en 1929, mais elle n’est pas capable de le confirmer. La petite fille ne reconnait pas la voix d’Erickson et est convaincue qu’elle ne le reconnaitrait pas même si elle ouvrait les yeux. Alors, Milton installe un climat agréable pour le sujet et s’adresse à elle comme à une enfant.

Après une discussion sur les futur projets du sujet lors de sa vie adulte, Milton pose des questions sur les peurs du sujet, elle parle d’abord d’un gros chien, avant que le sujet n’aborde le thème de la baignade. Le sujet avoue ne pas aimer se baigner, et dit ce que n’est pas une très grande peur.

La séance prend un nouveau tournant quand Erickson amène le sujet en transe à une autre moment de la régression à l’aide d’une technique de poignée de main, 1 an plus tard, le même mois de Février. Le sujet annonce alors, “oh ! je vous reconnait, nous nous sommes vues en Février de l’année dernière!”

Le sujet amène la conversation sur la nage et avoue que sa petite sœur à déjà faillit se noyer dans une bassine, lorsqu’elle essaya de la portée et que la petite étant trop lourde, est tombée la tête dans l’eau et est devenue toute bleue. Le sujet avait alors 3 ou 4 ans lorsque l’incident est arrivé.

Après avoir discuté de l’incident et avoir rassuré le sujet sur l’amour que lui porte sa mère, Erickson propose une nouvelle visite de régression, en Février de l’année d’après.

 

Voici la troisième visite, et Erickson propose de s’appeler “l’homme de Février” car il rend toujours visite au sujet au mois de Février.

La femme à alors 8 ans dans sa tête, il n’aime toujours pas la natation et affirme qu’il pense à la noyade depuis l’incident avec Hélène, sa petite sœur qui est devenue toute bleue lorsqu’elle l’a fait accidentellement tombé dans une bassine remplit. Après une courte discussion, Erickson reconduit la régression une année plus tard, soit lorsque le sujet à 9 ans (dans sa tête).

Le sujet reconnait “l’homme de Février” et parle de Mr Smith (un ami de ses parents qui voulait lui apprendre à nager) comme promis lors de la précédente rencontre.

Elle se confit et raconte qu’elle a donné un coup de pied à ce Mr Smith car il l’avait poussé dans l’eau un jour pour lui apprendre à nager. Cela lui a automatiquement rappelé l’indicent avec Hélène, la petite sœur qu’elle a faillit noyer par accident en lorsqu’elle était petite.

La cinquième visite de l’homme de Février est convenue 2 années plus tard, lorsque le sujet aura alors 11ans en âge de régression.

Dans cette séquence, le sujet confit qu’elle ne veut pas se marier… La discussion revient sur Mr Smith, l’homme qui l’a jetée dans l’eau pour apprendre à nager et à qui elle a donné un coup de pied pour se venger. Ce qui est étonnant, c’est qu’au fur et à mesure des visites dans le livre, on sent que le sujet parle avec des termes qui sont propres à l’âge qu’il pense avoir. Ainsi, lorsque la discussion est axée sur le même thème, d’un âge à l’autre on sent un peu plus de maturité et les formulations ne sont plus tout à fait les même.

Le sujet reconnait qu’il a toujours peur de l’eau à ce moment là (11ans).

 

La sixième visite se fait en Octobre et le sujet affirme avoir 13ans cette fois là. La conversation débute et Erickson “s’excuse” de son retard, en effet, pour l’homme de Février venir en Octobre, ce n’est pas normal. Le sujet parle alors de son excuse récurrente d’être enrhumée pour aller nager et du fait qu’elle voudrait vraiment apprendre la natation.

Sur un morceau de papier, le sujet écrit alors pourquoi elle pense qu’Erickson la trouve horrible et montre alors le papier, ensuite elle pose des questions sur la sexualité et Erickson lui explique que ce n’est pas encore l’âge de parler de tout cela mais que ça a de l’importance et qu’un jour il pourra répondre à ses questions.

A travers tous les sujets qui sont abordés dans les conversations, on sent qu’Erickson use d’une grande stratégie et d’une bienveillance extraordinaire.

 

Septième rencontre entre nos deux amis, “l’homme de Février” (Erickson) c’est encore une fois le mois d’Octobre 1943 encore une fois deux années après le dernier passage de l’homme de Février. A ce moment, de la séance, lors de l’échange, le sujet écrit sur un morceau de papier ce qu’elle se souvient avoir écrit lors de la sixième visite. En écrivant, elle fait une erreur de copie et écrit les mots “vire-donner-plonger” qui en anglais se traduit par “living-giving-diving”.

En réalité elle tente de s’exprimer par l’écriture automatique et son inconscient fait transparaitre le mot “plonger” à la place d’un autre. Erickson rebondit dessus car cela à un lien direct avec le fait de nager, il demande “que pensez-vous de cette erreur?” et oriente la discussion dans ce sens un moment. Erickson demande comment elle se sent au sujet de nager, elle répond qu’elle ne se sent pas assez courageuse pour nager.

Après quelques minutes a parler des diverses façon d’apprendre à nager, le sujet reconnait que ça serait une sensation délicieuse d’apprendre à nager. Ceci marque la fin de cette rencontre là.

A ce stade de la séance, le sujet semble s’être éveillé et pose des questions sur ce qui a bien pu se passer durant se temps de séance.

(Elle n’a pas conscience de ce qui s’est passé car la transe hypnotique était profonde, elle n’a pas conscience de ses rencontres avec l’homme de Février.)

Le sujet éveillé de la transe découvre ce qu’il a écrit en écriture automatique pendant la régression et annonce que son écriture est…dégradée par rapport à d’habitude.

 

Voici alors la huitième visite de l’homme de Février une fois que le sujet est repartit en transe hypnotique, afin de continuer le travail sous régression.

Voilà la date, selon le sujet de nouveau en transe : Février 1943. Erickson félicite le sujet pour son travail et installe la date du prochain rendez-vous à son sujet encore sous régression hypnotique. Ce sera le 30 mars 1945 et il s’agit de la date à laquelle la séance s’est réellement déroulée.

Cette première séance de 8 visites avec l’homme de Février à durée 2 heures environs.

 

*Deuxième séance : Niveaux multiples de communication de l’être

 

(Cette séance se déroule deux mois après la précédente, tous les liens, souvenirs liés à la peur de l’eau sont formulés par le sujet)

 

Après une courte discussion entre Fink, Erickson et le sujet à propos de ce la séance précédente, Erickson met le sujet en transe avec une lévitation de main. Et nous voilà repartit pour une nouvelle régression en âge pour le sujet, qui se retrouve mentalement plongé dans son esprit lorsqu’elle avait 6ans. C’est ainsi que commence la neuvième rencontre avec l’homme de Février. Le sujet se surnomme alors “Jane” pour la séance. Après une courte discussion, le dialogue s’oriente vers la nage, et le sujet affirme qu’a la vue de l’eau elle est terrifiée, elle a envie de s’échapper en courant mais d’un autre côté, elle aimerai bien nager. Le sujet (Jane) pense qu’il doit y avoir une chose, une élément de départ qui a pu engendrer cette peur de l’eau et se demande toujours ce que ça peut bien être, elle a des visions horrible de gens qui deviennent bleu et qui se noient rien qu’à y penser.

Erickson déclenche une “dixième visite” de l’homme de Février, Jane à toujours 6ans et affirme que c’est le mois de Février. Erickson redemande a Jane de raconter l’épisode où Jane s’est sentit coupable d’avoir faillit noyé sa sœur, cette fois elle a plus d’objectivité dans son récit. Erickson lui demande alors si elle est d’accord pour raconter avec un point de vue plus mature cette histoire lorsqu’elle aura “Grandit” sous régression hypnotique, et de raconter cela le plus vite possible. Il s’agit d’une stratégie pour changer le ressentit du sujet vis à vis de son histoire traumatisante en lui faisant raconter encore et encore avec un âge de plus en plus mature.

 

Ensuite, Milton Erickson réveil le sujet de la transe et discute de choses et d’autres. Le sujet aborde le sujet de l’eau et pense alors que cette peur est peut être héréditaire car elle se souvient que son père ne voulait jamais nager car il faisait de l’asthme. Elle continue en racontant encore une fois l’histoire de Mr Smith, cette fois hors de transe hypnotique, l’histoire dans laquelle l’ami de ses parents l’a poussé dans l’eau pour lui apprendre à nager, elle raconte alors qu’elle était en colère et qu’elle l’a mordu.

Erickson utilise alors la promesse faite par le sujet lorsqu’elle était en régression hypnotique, pour qu’elle raconte l’épisode traumatique avec sa petite sœur et cela à toute vitesse.

A ce moment, elle est très précise dans sa description pour la première, et elle pense que ça a peut être un lien avec la peur de l’eau et de nager pour la première fois. On sent au fur et à mesure des pages qu’il se passe quelque chose dans la tête du sujet, et que l’on se rapproche de l’objectif progressivement. Elle affirme ensuite qu’elle a peur que quelqu’un se noie, d’être poussée ou de pousser quelqu’un par accident.

 

Erickson induit une transe sans activer de régression cette fois, et continue à parler avec le sujet, cette fois elle développe encore plus son discours et raconte une nouvelle histoire de jeunesse dans laquelle elle a voulut aider sa petite à se déplacer d’une chaise haute et l’a faite tombée sur la tête. Ses parents ont étaient très en colère et elle les haïssaient à ce moment là. Une épisode qui est source de rivalité entre elle et sa petite sœur.

Ensuite, elle se souvient d’une fois ou elle et sa petite sœur Helen étaient plus grande et qu’elle s’est vu confier la sécurité de sa petite sœur lors d’une promenade au bord d’un Lac. Elle a pris peur car elle a imaginé qu’elle pourrait mourir cette fois, elle était paniqué de devoir la surveillée alors qu’elle nageait a côté d’elle dans le lac.

La discussion de poursuit avec le sujet, et petit à petit, les multiples déterminations de la phobie de la baignade, les sources et généralisations de cette peur ressortent verbalement.

En écriture automatique sous hypnose, le sujet écrit alors “war” qui signifie guerre en anglais et ensuite elle rajoute, “t-e” au milieu du mot et se retrouve avec le mot “water”.

 

A ce moment, on compte alors 7 sources à ce moment de la phobie à savoir :

-Naissance de la petite sœur du sujet

-L’accident de la petite sœur bébé qu’elle fait tomber d’une chaise haute

-La quasi noyade de la petite sœur dans un baquet d’eau

-La responsabilité de la petite sœur Helen près du lac

-Mr Smith qui l’a force à nager

-Le franchissement d’un gros câble en acier au dessus d’une rivière avec son grand frère

-Une promenade en bateau sur un lac en plein orage

 

La stratégie d’Erickson se porte alors sur un réveil de transe avec tous les souvenirs du dialogue conservés pour faciliter une intégration consciente des souvenirs traumatiques. Ce qui est un succès. La suite consiste a évaluer consciemment et inconsciemment le travail qui à été fait en utilisant l’écriture automatique alors que le sujet à les yeux ouverts. Ce qui est étonnant, c’est que lorsqu’Erickson lui demande si “Jane” peut maintenant aller nager, son inconscient écrit alors “oui”, elle est la première stupéfaite.

Erickson induit une transe pour continuer la désensibiliser et rassurer le sujet pour poursuivre le travail thérapeutique. Le sujet en transe raconte une histoire dans laquelle elle s’est baignée avec des amis jusqu’au cou et s’est forcée à se baigner avant de l’eau. A ce moment sa main écrit “pitié” en écriture automatique, en discutant, elle s’aperçoit que ça a un lien avec une nouvelle histoire d’une de ses amie, qui l’a invitée en vacance au Mexique et lui a proposé d’aller nager à cette occasion. Elle pense que tous les efforts sont vain pour tenter de nager mais d’un autre côté, elle vaut apprendre, on comprend que la contradiction est encore présente chez le sujet, et de façon consciente.

Milton Erickson décide alors d’aider le sujet à dépasser le comportement de façade et faisant partager cette peur avec d’autres, il aborde un point de vue “plus complet” et aborde le fait que l’échec fait partie de la réussite lors d’une tirade comme il avait l’art de savoir le faire.

 

Pour récapituler, “Jane” à fait ressortir pas mal de souvenirs et de peurs oubliées, la peur est moins présente qu’au tout début et le sujet à la volonté de vouloir dépasser peut de la baignade. Jusqu’a la prochaine séance Erickson lui suggère de ne pas essayer de se baigner. L’occasion va se présentée car le sujet partira en vacances au Mexique chez une amie quelques temps plus tard, et cela va permettre de pouvoir nager avec une de ses amie, Erickson prend son temps pour impliquer le sujet dans le changement.

Ceci marque la fin de cette deuxième séance, personnellement j’ai la sensation d’être dans la pièce alors qu’Erickson travail avec le sujet, c’est un vrai bonheur. 

 

*Troisième séance : Déclencher et utiliser des processus psycho dynamiques

 

(Le sujet (Jane) vit son futur sous hypnose dans lequel elle se baigne en toute confiance)

 

Ce début de séance récapitule rapidement ce qui a été fait lors de la séance précédente, comment le sujet à déduit d’où venait sa peur de l’eau, après l’incident originel où elle a faillit noyer sa sœur lorsqu’elle était petite, que ses parents se sont fâchés et qu’elle a haï l’eau à la place de ses parents.

Erickson et le sujet parle du fait qu’entre la 2e et cette 3e séance, “Jane” a faillit aller nager, mais se souvenant des recommandations d’Erickson, elle n’y est pas aller.

Avec une série de questions spéciales, Erickson induit une transe à son sujet et “Jane” parle de ses futurs vacances au Mexique avec son amie, et qu’elle va devoir s’acheter un maillot de bain pour l’occasion, ajoute que maintenant elle ne devrait plus avoir peur d’aller nager, qu’elle veut aller nager et voir ce qu’il se passe. Erickson la met en transe pour l’inciter à aller découvrir ses émotions vis à vis de sa pensée actuelle sur la natation, il cherche à amener le sujet en transe à trouver une solution autre que celle d’aller nager pour découvrir comment elle peut réagir vis à vis de la baignade.

 

Grâce à l’hypnose, Erickson suggère à “Jane” qu’elle va lui raconter tout ce qui s’est passé à propos de nager, ce qu’elle a fait etc… il cherche à crée de l’implication chez Jane en l’envoyant mentalement dans l’avenir pour lui parler comme si elle était déjà aller chez son amie au Mexique pour nager.

Le sujet raconte son aventure, construit le fait qu’elle a été nager et que c’était merveilleux comme expérience. Jane affirme qu’elle a pris du plaisir à nager même si elle dit quand même qu’elle a du mal à se souvenir de ces moments là. En fait à ce moment, le sujet croit qu’il n’est pas en transe et qu’il est vraiment partit en vacances pour aller se baigner au Mexique. Erickson use de se stratégie pour que Jane fabrique des pseudo-souvenirs sur la façon dont elle a surmonté sa peur d’aller nager, en conversant sur le sujet comme si de rien n’était. Jane raconte ensuite qu’elle se souvient qu’avant elle appréhendait le fait d’aller nager et que maintenant elle sais que ce n’est une question d’actualité.

 

La suite de la séance s’oriente sur la répétition intérieure de cette expérience construite sous hypnose en intégrant le comportement voulut afin que Jane surpasse sa phobie pour de bon et ainsi valider le travail qui a été fait durant les séances d’hypnose.

Ainsi, Erickson souhaite refoulé et crée de l’oublie sur les connaissances acquises par Jane pour placer cela à un niveau inconscient et ce, pour que le sujet puisse découvrir, le moment venue, quel surprise c’est d’aller dans le lac nager de façon agréable et avec confiance.

La fin de la stratégie d’Erickson consiste à donner un paquet de cigarettes à Jane, en lui faisant noter dessus “immédiatement après” afin qu’elle décide une fois avoir nager, d’allumer un de ces cigarettes. En réalité, Erickson souhaite qu’elle vive directement après, un moment de plaisir pour elle afin qu’elle associe ce plaisir à ce qu’elle vient de faire, c’est à dire nager en toute confiance. Juste avant de réveillé Jane, Erickson crée une amnésie de telle façon que Jane ne sait pas consciemment pourquoi elle est venue ni de quoi elle a bien pu discuter avec Erickson.

 

*Quatrième séance : Travail thérapeutique actif en transe

 

(Vérification de l’achèvement du travail et des incidences de la résolution de la phobie sur d’autres aspects de la vie du sujet)

 

Après récapitulation de la séance précédente, Erickson pose des questions pour crée de l’attente, de la curiosité et du doute chez le sujet, cela se fait lorsque Jane n’est pas sous hypnose. Jane affirme qu’elle se souvient de ce qui s’est passé la séance précédente malgré le fait qu’il ai voulut crée de l’oublie chez elle, elle se souvient de la projection dans l’avenir, du paquet de cigarettes etc…

Elle dit que lorsqu’elle est allée en vacance, elle a trouvé le paquet, cela lui a fait plaisir et que lorsqu’elle est allée se baigner elle n’avait plus peur du tout. Le travail à été validé par une expérience directe de la natation par le sujet. Jane à formuler ses attentes, ses espoirs, ses désirs, ses peurs, ses angoisses du passé tous reformulés sous une forme corrigée lors de la projection qu’elle a faite lors de la 3e séance d’hypnose.

Des questions sont soulevées pour voir à quel point la perte de cette phobie à eu un impact sur la vie de Jane. On lui demande alors s’il y a eu d’autres changements dans la vie, d’autres phobies qui seraient parties, et aussi ce qu’elle pense du mariage (C’est un intuition du Dr Fink). Alors elle se prend à un exercice pour établir des réponses inconscientes aux différentes questions, en utilisant les réponses idéomotrices.

Finalement, le sujet affirme qu’elle a peur de passer sur un pont et qu’elle n’aime pas attendre que les baignoires se remplissent lorsqu’elle désir prendre un bain (cela fait référence à l’épisode traumatique avec sa petite sœur Helen cité lors des précédentes séances).

Erickson induit une transe hypnotique, récapitule le changement et cherche à voir si le travail à bien été fait en profondeur, Jane affirme que tout à été mené à bien et que ce travail est terminé.

C’est ainsi que ce termine l’ouvrage “l’homme de Février”.

 

*Commentaire personnelle sur “l’homme de Février”

 

J’ai vraiment adoré ce livre, je l’ai lu, je me suis enregistrer en faisant les conversations avec différents accent et je l’ai réécouter, ce qui m’a vraiment plonger au cœur du travail d’Erickson. Personnellement, j’ai eu la sensation d’être plongé dans un univers hypnotique fascinant. Même si l’œuvre est traduite en Français et qu’une part de l’art d’utiliser les mots se perd surement entre la scène réelle et ce qu’on lit, il y a néanmoins une grande richesse d’informations. Vraiment, dans “l’homme de Février”, on ne s’ennuie jamais, bien que tout se passe à huit clos, on dirait presque une pièce de théâtre.

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