Résumé : « La structure de la magie » par Richard Bandler et John Grinder

Résumé, « La structure de la magie » de Richard Bandler et John Grinder

On ne présente plus Richard Bandler et John Grinder, les fondateurs de la programmation neuro linguistique. Ce livre PNL est le premier d’une série qui vise à nous faire comprendre comment se servir des stratégies du changement exposées dans ce livre.

Livre pnl fondateur des Richard Bandler et John Grinder pour enrichir sa communication que l'on soit pratiquant d'hypnose ou non.

Ici le terme « magie » est employé dans désigner la dextérité de thérapeutes hors du commun tel que M.Erickson (hypnothérapeute), V.Satir (thérapie systémique et familiale) et Fritz Perls (Gestalt thérapie) à produire des changements durables chez leurs patients.

Ce livre donne un ensemble de techniques de questionnement et des connaissances pour utiliser des stratégies afin de travailler sur le changement.

Sommaire :

Introduction

1) La structure du choix

2) La structure du langage

3) La structure de la magie

4) Incantations pour le développement du potentiel

5) Au cœur du vortex ; le méta-modèle en action

6) Devenir un magicien

Conclusion

D’après Richard Bandler et John Grinder, les 3 premiers chapitre explique la structure du langage afin qu’il soit plus facile de comprendre et d’utiliser le fameux « méta-modèle » du chapitre 4, le 5 fournit des exemples d’utilisation des techniques et le chapitre 6 intègre ces outils à des techniques non-verbales connues ayant déjà fait leurs preuves.

Introduction

La compréhension du comportement humain est une tâche ardue, et cependant il n’est pas dépourvu de structure. Bien qu’il soit gouverné par des règles on ne peut pas le résumé à un phénomène stimulus-réponse. Par contre, il existe bien une différence entre, comportement obéissant à des règles et comportement déterminé.

Affirmé que le comportement peut être décrit par un ensemble de règles n’en fait pas quelque chose de prédictible pour autant.

Tout comme il existe une infinité d’association de mots, il existe une syntaxe dans le langage qui structure la langue et qui permet de la définir sous forme de règles. De la même façon, il existe un nombre infini d’actions distinctes dans le comportement, et la forme de ces actions possède une structure qui peut être décrite par un ensemble de règles.

En d’autres termes, ce livre souhaite rendre accessible la grammaire transformationnelle (le changement à l’aide du langage) pour ceux qui s’intéressent à la complexité du comportement humain.

1) La structure du choix

Dans ce tout premier chapitre, Richard Bandler et John Grinder détail l’idée que l’idée que nous nous faisons du monde n’est pas le monde lui même, cette idée est devenu un des plus grand présupposé de la PNL, d’après la phrase empruntée à A.Korzybski « la carte n’est pas le territoire ».

Lorsque nous agissons, nous n’agissons pas sur le monde lui même, mais sur l’idée que nous nous en faisons, nous créons une carte afin de générer notre comportement.

Ainsi, cette représentation du monde détermine notre comportement, nos choix, nos expériences futures. Il en découle les choix disponibles que nous pouvons avoir au cours de notre vie.

Deux points sont importants à souligner :

1) Il y a une différence nécessaire entre un modèle du monde et le monde lui même.

2) Le modèle utilisé par chacun est différent.

Voici 3 moyens utilisés dans ce livre pour démontrer cela :

  • Les contraintes neurologiques
  • Les contraintes sociales
  • Les contraintes individuelles

1) Les contraintes neurologiques :

Notre ouïe nous permet de capter les ondes entre environ 8 et 20.000 cycles par seconde (Hz), il existe pourtant une gamme de fréquence plus vaste que d’autres espèces d’animaux utilises ou que certains appareils technologiques peuvent mesurer.

La contrainte neurologique, c’est la portion perceptible imposée par la génétique.

Ainsi, tous nos sens ont des limites de perception reconnues par les scientifiques, on peut dire alors que notre représentation du monde au travers de ces sens n’est donc pas le monde lui même, car notre système nerveux déforme et efface certaines parts de la réalité.

Le système nerveux est le premier ensemble de filtres qui permet de distinguer le monde (le territoire) de la représentation que nous en avons (la carte).

2) Les contraintes sociales :

La langue et la façon commune de percevoir sont des filtres sociaux, des contraintes qui font que notre expérience du monde diffère du monde lui même.

Pourquoi ?

Car notre langage, c’est un système perfectionné qui nous permet de formuler et d’exprimer du contenu utile. La fonction du système nerveux est entre autre de nous éviter d’être submergé par les informations qui nous entourent, en quelque sorte, c’est un mécanisme qui intercepte la plus grande partie de ce que nous percevons, ne laissant qu’une portion réduite qui nous sert de part consciente.

Pour résumé, le cerveau filtre les parties inutiles et incohérentes, et laisse à la conscience seulement ce qui lui est utile pour éviter la confusion due à une surcharge d’informations sensorielles. L’humain à mis alors au point des symboles, des philosophies implicites pour exprimer ces choses utiles et se sert de la langue pour communiquer.

Le langage est donc un filtre qui nous sert à nous faire une représentation de la réalité.

Prenons par exemple la langue Maidu (Amérindienne), il existe seulement trois mots pour décrire le spectre lumineux avec ce langage, étonnant n’est-ce-pas ?

Ces mots décrivent le spectre rouge, celui allant du vert au bleu, et un autre qui comprend le jaune orange marron.

Les usagés de cette langue ne font l’expérience de la couleur qu’à travers ces trois catégories.

Cette fois, il ne s’agit pas d’une contrainte neurologique, mais d’une contrainte sociales dans la mesure où elle est structurée pour communiquer. Ce qui rend cette contrainte surmontable, la preuve en est que nous sommes capables de parler plusieurs langues.

NB : Le langage social peut être considéré comme une représentation du modèle du monde, une autre façon de différer du monde lui-même. Ce filtre commence à nous différencier les uns des autres en tant qu’humains. Une troisième filtre vient accentuer ces différences que nous avons entre nous. Il s’agit du filtre individuelle.

3) Les contraintes individuelles :

Ce filtre fait référence à la représentation que nous créons à partir de notre histoire personnelle.

Il s’agit en quelque sorte, d’une façon selon laquelle chacun se représente le monde et qui constitue, des intérêts, des habitudes, préférences, aversions et règles de comportement qui seront les nôtres.

Les contraintes individuelles sont les fondations sur lesquelles nous construisons nos différences en tant qu’humain, et de la manière dont nous produisons des modèles du monde.

Modèles et thérapie :

Comment se fait-il que les êtres humains soient confrontés au même monde et fassent des expériences si différentes ?

Selon Richard Bandler et John Grinder, cela repose sur la richesse de nos modèles.

Mais alors, comment se fait-il que certains maintiennent un modèle appauvri qui leur cause de la souffrance ?

En fait, ces personnes ne sont nécessairement mauvaises ni malades. Elles font les meilleurs choix possibles avec ce qui leur est disponible et fonction de leur modèle personnel. Le problème réside alors dans le fait qu’elles n’ont pas assez de choix et non dans le choix lui-même.

Le processus qui nous permet de survivre et d’être heureux sont les mêmes qui nous permettent de maintenir un modèle du monde appauvri.

En d’autres sortes, il faut autant d’efforts pour être heureux et progresser que pour avoir cette vision appauvri, cela tient à une erreur très courante.

L’erreur de prendre notre modèle du monde pour le monde lui-même.

Mais alors, à quoi est due cette erreur ?

Richard Bandler et John Grinder ont identifié trois mécanismes à cause desquels nous agissons ainsi :

  • La généralisation
  • La suppression
  • La distorsion

 

  • La généralisation :

C’est un processus essentiel pour faire face au monde, par exemple il est pratique de généraliser l’action de se brûler au contact d’un poêle chaude et d’en tirer la règle que les poêles chaudes ne doivent pas êtres touchées.

Mais si on généralise en percevant que les poêles sont dangereuses au point de ne plus pouvoir aller dans la cuisine, nous limitons notre champ d’action dans le monde.

C’est un processus utile peut nous limiter, car des éléments du modèle du monde de quelqu’un se décrochent d’une expérience initiale, pour faire une catégorie généralisée.

Attention, car ce même processus peut nous amener à des règles très contraignantes du genre, « n’exprime pas tes émotions ».

Cette règles peut tout de même s’avérer utile selon le contexte dans lequel elle est utilisée. En fait, cela signifie qu’il n’existe pas de « bonne » généralisation et que l’on doit toujours analyser le contexte pour évaluer un modèle.

  • La suppression :

Voilà un second mécanisme intéressant qui peut se révéler utile ou nous duper.

Il s’agit de la sélection que fait notre attention, par exemple se focaliser sur la voix de quelqu’un tandis que nous sommes dans une pièce remplie de monde et que l’atmosphère est bruyante.

La suppression ramène le monde à des proportions que nous sommes capables de maîtriser.

  • La distorsion :

Troisième processus de modélisation, la distorsion.

La distorsion permet de modifier l’expérience des données sensorielles. Par exemple, lorsque nous utilisons l’imagination, nous nous préparons potentiellement à quelque chose, avant que cela ne se réalise. Ce processus permet aux artistes de déformer la perception de ce qu’ils voient pour peindre des œuvres originales.

Cette particularité de déformer la réalité peut aussi limiter la richesse de nos expériences.

Imaginez que quelqu’un pense de lui même qu’il ne mérite pas d’amour. Il crée une règle (généralisation) qui va occasionner une suppression de ce qui pourrait se présenter comme une manifestation d’amour, ou alors il ne prendra pas au sérieux cette opportunité de faire évoluer son modèle du monde.

Il en résulte une distorsion de la réalité qui limite son expérience de la vie. C’est un peu de cette façon que fonctionne les prophéties auto-réalisatrices. Les généralisations et les attentes de quelqu’un, créent une distorsion de son expérience pour que tout concorde avec ses généralisations et ses attentes pour former un cycle continue.

Il s’agit d’une bonne façon de maintenir un modèle du monde appauvri.

Bon, et après ?

C’est la que ça devient intéressant, les grands thérapeutes comme V.Satir ou M.Erickson possèdent tous un point commun :

La capacité d’introduire du changement dans les modèles du monde de leurs patients pour leur permettre d’avoir plus de choix dans leur comportement.

En réalité, c’est leur propre modèle du monde qui leur permet de modifier, élargir, et enrichir le modèle des autres afin qu’ils bénéficient de davantage de richesse dans leur vie.

Cette « carte » ou modèle permettant d’agir sur le modèle d’autrui est nomé par Richard Bandler et John Grinder, un « méta-modèle ».

Le thérapeute utilise le langage pour aider, et c’est le langage qui nous permet entre autre de modéliser nos expériences. Le but de ce livre est de fournir une façon de procéder, un « langage de la thérapie » comme le disent Richard Bandler et John Grinder, afin d’élargir nos compétences.

Le titre « Le Structure de la Magie », symbolise la magie qui est dissimulée dans la langue que nous parlons, et qui peut littéralement développer le champ de nos possibilités.

Les points clés du premier chapitre :

1) L’expérience que nous nous faisons du monde diffère du monde lui-même.

2) Le processus de modélisation comprend trois contraintes :

neurologiques, sociales et individuelles, et certaines contraintes peuvent êtres surmontées.

3) Le choix possède une structure, et ce choix résulte de notre langue, notre histoire personnelle ainsi que les facteurs neurologiques, sociaux et de la façon dont nous représentons nos expériences.

4) La perception est une distorsion du réel selon des facteurs établies.

5) Les choix sont des possibilités que notre modèle du monde nous permet d’avoir.

2) La structure du langage

En tant qu’humains, nous utilisons le langage de deux façons :

1) Communication interne :

Il s’agit de l’utilisation que nous en faisons pour représenter nos expériences. Nous appelons cela raisonner, penser, imaginer.

C’est de cette façon que nous créons notre modèle du monde, et cette représentation linguistique est soumise au trois principes universaux de la modélisation :

La généralisation, la suppression et la distorsion. (vu au chapitre 1)

2) Communication externe :

Le langage sert aussi pour communiquer notre modèle du monde aux autres. Nous appelons cela parler, discuter, écrire ou chanter.

Pourtant, lorsque nous communiquons avec les autres, nous ne sommes pas conscient de la façon dont nous ordonnons les mots bien que cela soit gouverné par des règles pour rendre cohérentes les phrases que nous faisons.

C’est ce que Richard Bandler et John Grinder appellent, la structure du langage.

La grammaire transformationnelle à pour but de décrire la nature de ces formes. La notion de comportement humain gouverné par des règles est ici importante pour comprendre la façon dont nous utilisons notre langage.

La grammaire c’est l’ensemble des règles qui donnent un modèle cohérent au langage et une syntaxe correcte. Le langage est un modèle du monde que nous utilisons pour communiquer notre expérience et les transformationnalistes, ont développé un modèle de notre langage, un modèle de notre modèle du monde.

En d’autres termes, un méta-modèle.

Le méta modèle du langage :

La vie nous offre la possibilité de faire des expériences à la fois riches et complexes. Il est donc nécessaire, si nous voulons exprimer ce que nous ressentons, de disposer d’un langage riche et complexe pour nous représenter tout cela.

Les gens ont des intuitions pour utiliser le langage, que l’on peut regrouper en trois catégories :

  • La grammaticalité
  • La syntaxe
  • La relation sémantique

La grammaticalité :

Il s’agit du jugement porté sur un groupe de mots en ce qu’il constitue une phrase bien formée ou non.

La syntaxe :

Il s’agit du jugement porté vis à vis des éléments qui s’assemble sous forme de syntaxe à l’intérieur d’une phrase.

La relation sémantique :

Il s’agit du jugement porté vis à vis des relations logiques au sein d’une phrase, que l’on regroupe en 5 notions :

  • Complétude
  • Ambiguïté
  • Synonymie
  • Indices référentiels
  • Présuppositions

Le modèle transformationnelle :

Nous possédons des intuitions pour utiliser notre langue, ainsi nous ne réfléchissons pas à l’ordre dans lequel nous devons prononcer les mots afin qu’ils aient du sens.

On peut identifier deux types de transformation dans la structure d’une phrase utilisé de manière inconsciente et qui garantie le sens qu’une phrase :

Transformation par permutation : les mots peuvent apparaître dans un ordre différent en gardant le même sens.

Transformation par suppression : des relations logiques peuvent être sous entendues dans une phrase sans prononcer les mots qui sont en lien.

En fait, les humains font une série de choix inconscients concernant la forme dans laquelle ils vont communiquer leur expérience à partir du moment où ils commencent à parler.

Les points clés du chapitre 2 :

1) Pour conclure, entre ce que nous percevons, la façon dont nous nous représentons les choses, la différence est déjà grande. Le fait de communiquer cette expérience accentue l’écart qu’il y a entre ces deux termes.

2) Des choix inconscients sont faits lorsque nous communiquons pour simplifier nos phrases. Ces choix fond sous entendre que certaines choses sont vraies afin qu’une phrase garde son sens.

3) Les principes et les règles formels identifiées par les linguistes font partie du système de représentation du monde appelé « langage » qui nous donne une approche pour comprendre tout système de modélisation humain.

4) Si nous utilisons le langage pour nous représenter une expérience, il s’agit d’un processus « privé », tandis que l’utilisation du langage pour représenter aux autres notre expérience est un processus « social ».

3) La structure de la magie

J’espère que vous vous êtes accroché à la compréhension des deux précédents chapitre. Ici il s’agit du dernier chapitre qui donne les clés du méta-modèle. La compréhension des trois premiers chapitre est indispensable pour bien saisir la valeur du chapitre 4 et 5 et pour pouvoir l’utiliser efficacement. C’est en tout cas les recommandations de Richard Bandler et John Grinder.

Lorsque quelqu’un que l’on accompagne en hypnose et amené vers un sorte de changement pour agir de façon plus efficace, on peut que l’objectif d’accompagnement est atteint. Le méta-modèle permet à chacun d’apprendre à développer des intuitions afin d’affiner les résultats d’un accompagnement en thérapie.

Nous avons vu dans les chapitre précédents que le modèle du monde n’est pas l’image que nous nous en faisons, que lorsque quelqu’un exprime une idée, une pensée, ou raconte son histoire, il s’agit d’une représentation.

Cette représentation est soumise à des suppressions, des distorsions et des généralisations. Le rôle du thérapeute est de comprendre et saisir le modèle du monde de son interlocuteur en sachant poser les bonnes questions qui donneront des renseignements sur le modèle du monde et ce à partir de la représentation qu’une personne s’en ai faite.

  • Suppression, les parties manquantes du modèle :

Le cas où ce processus linguistique se produit, la structure de surface (l’expression du modèle du monde par une personne) contient des informations manquantes et son modèle s’en trouve appauvri.

Rappelons-nous qu’on modèle qui est appauvri est un modèle qui nous limite en termes de choix.

Retrouver ces informations manquantes permet d’amorcer le processus de changement.

Dans ce registre, un thérapeute dispose de trois possibilités :

-Accepter le modèle appauvri

-Poser des questions pour combler l’information manquante

-Tenter de deviner quelles sont ces informations

Dans le premier cas, le travaille se fait trop lentement.

Dans le second, il faut poser la bonne question qui produit la réponse donnant l’information supprimée. C’est à ce moment, que l’on implique la personne, qu’on la rend active et que l’on peut l’aider à élargir son modèle du monde.

La troisième option repose sur une intuition liée à une certaine expérience dans l’accompagnement.

Nous pouvons dire en d’autre termes que l’efficacité thérapeutique est liée à la récupération d’informations manquantes ou oubliées dans le modèle d’une personne.

La première chose à faire est de déterminer qu’une suppression à eu lieu dans la structure de surface (la façon dont une personne communique son expérience). Cette récupération implique un mouvement vers la structure profonde.

  • Distorsion : Changer un processus en événement

Une raison pour laquelle les gens n’arrivent pas à changer est qu’ils modifient un processus en événement, cela s’appelle la nominalisation.

Remettre les portions du modèle qui ont étaient déformés par cette représentation de processus en événement, est lié à la capacité de détecter les nominalisations présentes dans les structures de surface.

L’idée est de jeter un doute sur la représentation du modèle en tant qu’événement fini et de l’amener à être perçu en tant que processus en cours sur lequel aucune influence n’est possible.

On peut demander à la personne, comment elle se sent vis à vis de se décision ?

S’il répond qu’il n’est pas satisfait, on peut lui demander, qu’est ce qui l’empêche de reconsidérer sa décision ?

Le but étant de reconnecter l’événement au processus en cours et de retrouver les informations manquantes, par une remise en question.

Les structures profondes sont les représentations linguistiques les plus complètes de l’expérience d’une personne. Elle diffère des autres par les suppressions, distorsions et les généralisations.

En faite, à partir de la structure de surface, on tente d’éclaircir et d’atteindre la structure profonde pour amener au changement.

  • Au-delà de la structure profonde :

Les thérapies visent à enrichir le modèle d’une personne en en changeant la représentation à l’aide du langage.

Récupérer la structure profonde à partir de la structure de surface, c’est la jour à mise du modèle du monde d’une personne.

Tout cela passe par une remise en question selon laquelle le modèle linguistique correspond à la réalité.

1) Remettre en questions la généralisation, c’est rendre clair et précis une affirmation d’une personne en lui demandant de préciser la nature de son sentiment.

Exemple :

« J’ai peur. »

« De quoi ? »

Le but est de rechercher les généralisations et de les spécifiées afin que le modèle de la personne apparaisse clair et précis.

2) Remettre en question la suppression, afin de débloquer et d’enrichir un modèle.

En posant la question :

« Qu’est-ce qui vous empêche de… ?»

On amène une personne à trouver ses solutions et enrichissant son modèle et en le reconnectant à son expérience.

Les points clés du chapitre 3 :

1) Le but en tant que thérapeute est de se faire une image, la plus précise possible de la structure profonde de quelqu’un et partant de la structure de surface et en posant les questions qui renseignent les aspects imprécis.

2) Lorsqu’on amène la structure de surface à être précise et détaillée afin que l’on puisse s’en faire une représentation claire, on dispose d’une stratégie pour induire le changement.

3) Certaines questions types sont des atouts qui permettent d’enrichir la lecture du modèle de quelqu’un tout en l’amenant à jeter un doute sur la façon dont il envisageait les choses.

4) Incantations pour le développement du potentiel

Nous voici au quatrième chapitre, les trois premiers sont destinés à expliquer le méta-modèle et dans cette partie, on trouve une série d’exercice qui permettent de se familiariser avec les applications du méta-modèle. Le but étant de fournir une intuition sur le questionnement pour établir un modèle du monde qui élargit les choix d’une personne.

Petit récapitulatif :

Jusqu’ici, Richard Bandler et John Grinder nous ont expliqué les caractéristiques de la modélisation qui sont, généralisation, suppression et distorsion. On comprend également qu’avec ces caractéristiques, l’expérience que nous communiquons à quelqu’un n’est pas l’expérience que nous nous représentons et n’est pas non. Il s’agit des notions de structure de surface et structure profonde.

Il y a deux sortes de données dans ce quatrième chapitre :

1) La reconnaissance des phrases bien formés

2) Que faire face à une phrase mal formée

Ce chapitre vise à entraîner nos intuitions quand aux questions à poser pour comprendre et élargir un modèle du monde appauvri. Il s’agit d’une application spécifique du méta-modèle.

AGIR SUR LES SUPPRESSIONS

La suppression élimine des portions d’une expérience originale (le monde) ou de la représentation complète d’une expérience (structure profonde).

Le but ici est d’aider une personne à retrouver une représentation plus riche de ses expériences.

La représentation d’une représentation est la structure de surface.

La question à se poser est donc :

La structure de surface représente-t-elle la structure profonde complète ?

Nous possédons déjà des intuitions à ce sujet et il est intéressant de les affûter.

Le but est de trouver LA question à poser pour éclaircir une structure de surface qui manque de clarté par exemple :

« La chaise à été cassée. »

Question du méta-modèle pour préciser la structure profonde à partir de la structure de surface :

-A propos de qui ? De quoi ?

-Comparé à quoi ? Vis à vis de quoi ?

-Que se passerait-il si… ?

-Qu’est-ce qui fait que… ?

-Qu’est-ce qui empêche de… ?

Le but est de se faire une représentation de ce qu’expose une personne et de poser les questions qui rendent nette les pièces du puzzle qui manque.

Ainsi que d’apprendre à identifier les règles, retrouver les suppressions qui correspondent à des limites dans le modèle du monde de quelqu’un.

DISTORSIONS ET NOMINALISATIONS

Ici le but est de reconnecter quelqu’un à son modèle linguistique. Autrement dit, aider une personne à percevoir comme un processus modifiable, ce qu’il considérait comme une chose définitive et hors de contrôle.

Question du méta-modèle pour rendre modifiable, un processus compris comme fixe :

-Y a-t-il un moyen selon lequel vous pouvez imaginer changer votre décision ?

-Qu’est ce qui vous empêche de changer votre décision ?

-Que se passerait-il si vous reconsidéreriez votre décision ?

Le but est clairement de reconnecter à son modèle du monde avec le processus en cours et d’obtenir une image claire du modèle du patient.

En effet, la généralisation peut appauvrir un modèle en générant une perte dans les détails des expériences initiales, l’idée est de réduire les obstacles auxquels une personne pense qu’elle ne peut pas faire face.

En définitif, il faut trouver le moyen de crée du choix en se basant sur des distinctions qui n’étaient pas disponibles avant en rendant les termes d’une personne les plus spécifique possible.

Exemple de généralisation :

« Ont ne peut pas faire confiance aux gens. »

Question du méta-modèle pour spécifier les termes :

Qui ou quoi spécifiquement ?

  • Les universaux tels que TOUS, TOUJOURS et JAMAIS ferment littéralement les possibilités dans une représentation.

Il est intéressant de les mettre en évidence et répétant ces mots de façon interrogative, comme pour s’assurer de la validité de ceux-ci et amener une personne à jeter un doute sur ces généralisations.

Exemple :

« C’est impossible de faire confiance à personne. »

Questions du méta-modèle :

-« Avez-vous déjà fait confiance à quelqu’un ? »

-« Dans quelles circonstances pourriez-vous faire confiance à quelqu’un ? »

-« Pouvez-vous évoquer une situation dans laquelle vous pourriez faire confiance à quelqu’un ? »

L’idée est de crée du questionnement qui fait se contredire la personne.

-« Me faîtes-vous confiance en ce moment même ? »

-« Êtes-vous déjà aller chez le dentiste ? »

-« Quelle est la différence ? »

Autres possibilités :

Introduire de la négation ou changer la syntaxe d’une phrase en reprenant une généralisation, et regarder si cela signifie toujours la même chose.

Cela crée de la distorsion dans la représentation et ouvre un possibilité de déterminer une nuance entre les diverses façons d’exprimer une idée.

  • Le mot MAIS, joue un rôle important lorsqu’on s’exprime.

« Mais » est une conjonction qui permet d’identifier ce que quelqu’un considère comme raisons ou conditions qui rendent ce qu’il veut impossible ou qui rendent ce qu’il ne veut pas nécessaire.

Ici, la stratégie consiste à utiliser les mots, « Si…alors… » pour encadrer les termes autour de « mais ».

C’est une technique de renversement efficace pour remettre en question les généralisations de cause à effet.

Exemple :

« Je sortirais bien de la maison, mais mon frère est malade. »

Méta-modèle pour crée un renversement :

« Si votre frère n’était pas malade, alors vous sortiriez de la maison. »

Lorsqu’on présente une généralisation de façon renversée, la personne en face va corroborer ou infirmer cette phrase de cause à effet.

Dit d’une autre façon :

«Êtes-vous en train de dire que le fait que votre frère soit malade vous empêche nécessairement de quitter la maison ? »

  • Lecture de pensée :

Parfois, il existe des cas ou des personne affirment connaître ce que pensent d’autres personnes.

Exemple :

« Je sais qu’elle aime son cadeau. »

La stratégie du méta-modèle ici est de faire réagir la personne pour fair ressortir le côté « manquant » de son affirmation, en demandant :

« Comment précisément, savez-vous qu’elle à aimé son cadeau ? »

Les points clés du chapitre 4 :

1) Des questions appropriées agissent sur les suppression d’un modèle et permettent de rendre les portions manquantes de ce modèle.

Questions de précisions :

A propos de qui ? De quoi ? Comparé à quoi ? Vis à vis de quoi ? Que se passerait-il si… ? Qu’est-ce qui fait que… ? Qu’est-ce qui empêche de… ?

2) Le bon questionnement des généralisations peut aider une personne à percevoir comme un processus modifiable ce qu’elle pensait comme figé dans son esprit.

Questions de précisions :

Y a-t-il un moyen selon lequel vous pouvez imaginer changer votre décision ?

Qu’est ce qui vous empêche de changer votre décision ?

Que se passerait-il si vous reconsidéreriez votre décision ?

3) Les universaux « tous », « toujours » et « jamais » figent les représentations.

Questions de précisions :

Avez-vous déjà… ?

Dans quelles circonstances pourriez-vous… ?

Pouvez-vous évoquer une situation dans laquelle vous pourriez… ?

Quelle est la différence ?

4) La distorsion rend possible de déterminer une nuance entre les différentes façons d’exprimer une idée.

5) La conjonction « mais » peut être remplacer par les termes « si…alors » pour vérifier la validité d’affirmer une impossibilité dans une phrase.

6) Lorsqu’une généralisation est faîte au sujet d’une lecture de pensée, le fait de demander « comment » et sur quoi la personne se base pour affirmer cela permet de remettre en cause la justesse de ce propos.

5) Le méta-modèle en action

Richard Bandler et John Grinder expliquent que ce chapitre est un série de transcription avec des commentaires pour voir le méta-modèle en action.

On trouve deux transcriptions dans cette partie.

La première met en scène le cas d’une personne qui vient voir le thérapeute par ce qu’il n’arrive pas à faire bonne impression auprès des « gens ». Au fur et à mesure on s’aperçoit que cela est relié à quelque chose de plus profond et toute la méthodologie de questionnement issue du méta-modèle est mise en pratique au bon moment avec les précisions de leurs causes et effets.

L’ensemble est bien structuré, facilement compréhensible, on se prend vite au jeu de se mettre à la place de celui qui pose les questions.

Ce chapitre est concret, il permet d’entraîner son intuition et de prendre conscience d’une procédure étape par étape afin que le mécanisme devienne pas la suite inconscient.

L’objectif est à la fois de vérifier comment un terme raisonne dans l’esprit de quelqu’un, de retrouver un contenu supprimé, de reconnecter une personne à son expérience originale lorsque l’on fait face à une généralisation ou encore de remettre en question lorsque l’on fait face à une « lecture de pensée » afin qu’il admette que sa généralisation est fausse.

Ce qu’il faut retenir du chapitre 5 :

  • Le thérapeute explore le modèle du monde d’une personne afin d’avoir une image claire de la perception d’une personne et de ses actions. Avec cette lecture, le thérapeute peut amener une personne à reconsidérer la nature de ses propos, à faire la découverte de nouvelles possibilités qui se traduiront en actions.
  • Il ne faut pas perdre à l’esprit, la phrase initiale de la personne. Cela constitue la base, avec laquelle on peut faire une boucle à la fin lorsque l’on a réussi a remettre en cause une généralisation par exemple. Il faut amener la personne à clarifier son modèle en lui demandant de préciser le plus possible.
  • A la fin de la conversation dans laquelle on utilise le méta-modèle, un parallèle est réalisé entre « le mot de la fin », le doute jeter sur la façon dont une personne représente son expérience et la phrase initiale qui constitue le problème de base. Cela afin de faire prendre conscience que l’expérience vécue contredit la généralisation de base.
  • Pour conclure, il faut s’assurer que la personne à bien fait l’expérience et qu’elle fait partie de son modèle à présent. En d’autres termes, qu’elle à élargit ses possibilités.
  • Par la suite comme préciser, le méta-modèle est un complément d’autres techniques qui donnent l’opportunité d’assimiler les choses qu’elle a apprises et connecter les nouvelles représentations à une expérience.
  • En fait, le méta-modèle donne une direction explicite et une stratégie pour enrichir un modèle limitant. Nous pouvons déduire que nous sommes gouvernés par des règles.

 

6) Devenir un magicien

Voici le dernier chapitre du livre de Richard Bandler et John Grinder concernant des techniques issues d’autre formes de thérapie afin de montrer comment le méta-modèle peut être utilisé avec d’autres techniques pour les rendre plus efficaces.

Une dernière notion est toutefois précisée avant d’aborder le couplage à d’autres techniques.

Le terme de « structure de référence ». Il s’agit là de la source la plus riche et la plus complète disponible, c’est la somme totale de toutes les expériences du monde d’une personne. C’est à partir d’elle que la structure profonde est dérivée.

Rappel :

La structure profonde est une dérivée de la structure de structure de surface et qu’elle n’est pas le monde lui même. Ce qui se déroule en la structure profonde et la structure de surface passe par les caractéristiques de la modélisation humaine, c’est à dire, la généralisation, la suppression et la distorsion.

Un questionnement qui permet d’interroger quelqu’un sur sa structure de référence est de demander quels sont ses sentiments vis à vis de la situation :

« Comment vous sentez-vous vis à vis de vos sentiments à propos de ce qu’il se passe ? »

Est un façon explicite pour connaître les sentiments qu’à une personne à propos d’elle même, c’est à dire l’estime qu’elle à d’elle même. Des changements à ce niveau affectent la façon dont une personne organise son expérience complète.

Autre façon de recueillir de l’information sur la structure de référence :

1) La manière dont quelqu’un représente son passé dans le présent donne souvent des règles à propos de son comportement.

2) La manière dont quelqu’un représente son présent dans le présent laisse entendre ce dont une personne à conscience dans le présent.

3) La manière dont quelqu’un représente son futur dans le présent laisse entendre ses attentes vis à vis de son comportement.

Les techniques exemples qui sont couplées avec le méta-modèle :

  • La reconstitution
  • L’imagination guidée
  • La double contrainte thérapeutique
  • Congruence

Je vais ici m’attarder simplement sur un exemple, l’imagination guidée (hypnose) par contre, je vais expliqué en quoi consiste les autres techniques afin que vous puissiez approfondir vos recherches si vous le souhaitez.

1) La reconstitution

Le principe est de rejouer une expérience pour donner une prise de conscience à la personne quand à la différence entre la structure profonde qu’il utilise et la structure de référence, cela donne aussi l’opportunité de voir comment la personne modélise.L’objectif est de questionner vis à vis des sentiments éprouvés pendant la théâtralisation.

2) L’imagination guidée

Le but est de crée une expérience qui servira de structure de référence pour une personne, en l’aidant à surmonter sa crainte et en donnant la possibilité d’avoir plus de choix de réaction vis à vis de la scène vécue en imagination.

Cela fournit un guide pour se comporter dans le futur ainsi qu’un support pour remettre en question le modèle appauvri d’une personne.

En utilisant la métaphore et en sollicitant les 5 sens, tout en faisant en sorte que la personne soit attentive aux sentiments qu’elle ressent à différents stades de l’imagination (à l’aide du questionnement par exemple), une structure de référence peut émerger.

L’objectif est de faire en sorte que cette structure de référence contredise la généralisation du modèle limitant de la personne pour faire disparaître ou réduire un problème et accomplir ce qui n’était pas possible auparavant.

La métaphore doit partager la structure du problème et être liée à la même généralisation qui appauvri le modèle du monde de la personne.

3) La double contrainte thérapeutique

Cette technique vise à mettre une personne dans une situation à double choix qui, quel que soit la réponse à cette situation, contredit ses croyances limitantes.

Exemple :

A : « Je ne sais pas dire non, je vais faire du mal aux autres si je le fais. »

B : « Pour dépasser cet état, je vous suggère d’aller dans la rue, et de dire non à toutes les personnes que vous croiseraient. »

Le choix de la personne est soit de se plier à l’exercice, soit de dire non à la personne qui lui en a fait la demande, dans les deux cas, elle va faire une expérience qui contredit sa généralisation et enrichit son modèle.

4) Congruence

Il s’agit de repérer les contradictions entre la langage verbal et non-verbal, c’est à dire, la physiologie, le ton, le volume de la voix etc… et de les rendre cohérentes pour agir sur la structure de référence.

 

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Points positifs :

  • La construction de l’ouvrage est remarquable et permet de bien développer ses intuitions de langage.
  • Les exemples sont pertinents
  • On se s’ennuie pas, c’est dynamique
  • Pratique et applicable, les techniques du changement fonctionnent

 

Points négatifs :

  • Le prix un peu cher
  • Très technique au début

Conclusion de « La structure de la magie » :

Pour un livre qui date de 1975, on découvre énormément de choses qui s’appliquent à la vie actuelle. Les trois premiers chapitres permettent de saisir la façon dont le langage et la modélisation se construisent afin de saisir comment on peut décortiquer tous cela, et induire des questions qui permettent d’éclaircir le langage, de mieux comprendre les autres et d’aider une personne à élargir ses possibilités dans la vie.

Ce livre est à la base destiné aux thérapeutes mais peut s’avérer très utile aux formateurs, enseignants et aux personnes qui souhaitent développer leurs intuitions de communication et avoir un modèle sur la façon dont nous communiquons avec nous même.

Très pratique lorsque vous adoptez la logique du livre, vous élargissez votre modèle du monde.

4 Comments

  • Muller

    Reply Reply 19/05/2017

    Merci pour ce résumé !

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