Résumé du livre : La structure de la Magie 2 de Bandler et Grinder

La structure de la magie 2 : communication et changement

  1. Systèmes de représentation – différentes cartes pour un même territoire
  2. Incongruences
  3. Fonctions floues
  4. Thérapie familiale : la fleur délicate

Comment vous dire, après la lecture du premier tome de la structure de la magie dont j’ai déjà fait le résumé, j’avais étanché ma soif de connaissance mais là pour le tome « la structure de la magie 2″… c’est Whaaooo ! une merveille. On se régale à tous les chapitres. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ce résumé que je n’en ai eu à le rédiger pour le partager. J’ai trouvé le chapitre 2 sur les incongruences vraiment fantastique, je vous invite à donner votre avis dans les commentaires.

Bonne lecture !

Afin d’assister votre lecture, vous pouvez utiliser le glossaire de l’hypnose en cliquant ici, qui s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

La structure de la magie 2 Bangler et Grinder

1) Systèmes de représentation – différentes cartes pour un même territoire –

 

La structure de la magie 2 : INTRODUCTION

L’idée de ce second ouvrage, est d’ajouter de nouvelles intuitions de langage et les comportements systématiques qu’ont les “magiciens” de la thérapie tels que Milton Erickson ou Virginia Satir afin que chacun puisse développer le même type de compétences. La structure de la magie 2 demande que l’on garde à l’esprit plusieurs éléments issues de la structure de la magie 1.

Pour commencer, les humains n’agissent pas directement sur le monde directement mais utilisent une “carte”, une représentation afin de guider nos comportements. Ces cartes sont différentes du monde lui même et subissent l’influence des trois processus : la généralisation, la suppression et la distorsion.

D’après cela, lorsqu’une personne exprime un manque de satisfaction dans sa vie, les limites se situent dans le modèle du monde (carte) et non le monde lui même.

Ainsi, le langage (structure de surface) sert lui même de représentation, en allant trouver source dans un modèle plus complet qui correspond à la somme totale des expériences d’une personne (structure profonde).

Richard Bandler et John Grinder ont alors développé un méta-modèle accessible étape par étape, se basant sur le processus afin que ce dernier soit applicable de façon universelle.

 

La structure de la magie 2 :

LA CARTE N’EST PAS LE TERRITOIRE

L’un des principes clé de la structure de la magie 1 est que la représentation que l’on se fait du monde (carte) diffère forcément du territoire qu’elle représente. Et que cette carte sera également différente d’une autre carte. Ce que propose Bandler et Grinder finalement, c’est un modèle qui se base sur une série de cartes.

 

La structure de la magie 2 : CANAUX D’ENTRÉE

Les canaux d’entrée sont les ouvertures sur le monde dont les humains disposent. On en compte 3 principaux : les canaux visuel, auditif et kinesthésique. L’odorat et le gout étant peu utilisés pour obtenir des données sur le monde.

Ces canaux nous servent à capter de l’information afin de l’organiser sous forme d’expérience. Ils sont en flux continu. Des informations peuvent êtres retenues au sein d’une carte issue d’un autre canal. Le langage imagé est un exemple courant, tout comme lorsque l’on entend un bruit que l’on connait derrière soi, on génère une image qui est associée au son.

Cette dernière particularité est traitée plus loin dans la structure de la magie 2.

 

La structure de la magie 2 :

SYSTÈMES DE REPRÉSENTATION

Nous avons donc différents canaux d’entrée pour représenter le monde et en faire l’expérience. En plus de cela nous utilisons également du langage pour effectuer cette tâche. Nous pouvons enregistrer nos expériences au sein du système de représentation le plus associé à un canal sensoriel.

Appelons le système langagier (complètement différent des canaux d’entrée) le système de représentation digital.

Pour décrire une chose liée au système de représentation visuel, on utilise des mots tels que :

Bleu ; image ; cube ; clair

Pour l’auditif on utilise :

crissement ; grondement ; silencieux

Notre capacité à transformer en mots, nos expériences sensorielles marque l’universalité du système linguistique. Le langage nous permet de formuler nos expériences quel que soit le système de représentation. En plus de cela, le langage permet de créer une carte de lui même.

Pour certains, il sera plus facile de créer quelque chose de marquant en utilisant un système de représentation plutôt qu’un autre. Bien que nous possédons la capacité de créer des cartes pour chacun de nos systèmes de représentation, nous avons tendance à en privilégier un (ou plus).

Ainsi, certains arriveront à créer l’expérience de sentir l’odeur d’une rose tandis que d’autre arriveront créer le son d’une trompette et auront du mal à voir l’image de leur famille.

En conclusion, nous accordons plus de valeur à un système.

Cela signifie que, des personnes qui privilégient chacune un système différent feront une expérience différente lorsqu’elles seront confrontées vivre la même chose.

L’exemple le plus frappant est lorsque deux personnes écoutent de la musique et que l’une d’elles est musicien. Sa représentation sera différente car son canal auditif est plus affuté et lui donnera une représentation plus précise.

 

La structure de la magie 2 :

IDENTIFIER LE SYSTEME DE REPRESENTATION PRINCIPAL

Afin de reconnaitre si une personne est principalement visuelle, auditive ou kinesthésique, il faut juste l’écouter parler et identifier les prédicats.

Par exemple :

“J’ai vu clairement la poire jaune.”

Ces trois prédicats font référence au système visuel et donne l’indication que cette personne utilise ce système principalement pour se représenter son expérience.

Autre exemples :

“Je vois (visuel) ce que vous voulez dire” ; “Je suis touché (kinesthésique) par cela” ; “C’est entendu (auditif) ?”

Exercice :

Je vous propose chaque jour d’identifier les prédicats d’une personne et de définir quel est son système de représentation principal, une fois que c’est fait, l’idée est alors de demander à cette personne comment elle organise son expérience en posant ce genre de questions :

-“As-tu vu formé des images dans ta tête pendant que nous discutions ?”

-“Est-ce que tu t’es dis quelque chose à ce moment là ?”

-“Est-ce que tu as ressenti quelque chose de particulier ?”

Etc…

Il s’agit d’un super exercice pour développer des facultés de communication qui peuvent vraiment changer votre vie, vous allez comprendre pourquoi dans les prochaines lignes.

 

La structure de la magie 2 : CANAUX DE SORTIE

Les canaux de sortie sont simplement les postures corporelles, les mouvements et autres caractéristiques vocales d’une personne. Il s’agit d’autres formes de communication qui seront développer plus tard dans la suite du livre par Bandler et Grinder.

 

La structure de la magie 2 : META – ET ALORS?

Une fois qu’une personne sait identifier le système principal d’une personne ou de lui même, il peut comprendre davantage comment quelqu’un se représente les choses et ainsi concevoir des expériences qui peuvent amener du changement dans les comportements. L’hypnose permet ensuite d’utiliser ce système principal pour qu’une personne vive une expérience qui soit en accord avec sa manière de se représenter les choses.

Ce qui est très intéressant, c’est qu’une personne qui met de côté tout un système de représentation diminue son expérience et l’appauvri. Dans le cas ou une personne évolue dans un schéma qui lui cause de la souffrance, et que ce qui l’empêche de changer et nécessite qu’elle soit capable de se représenter son expérience visuellement, l’idée est alors de concevoir une expérience d’hypnose qui appropriée afin qu’une personne puisse changer.

 

Confiance

Comprendre un système de représentation crée une relation de confiance avec votre interlocuteur, il aura l’impression que vous le comprenez réellement.

Exercice :

Amusez-vous à synchroniser les prédicats de vos interlocuteurs, et utilisez son système de représentation pour communiquez avec lui. Vous verrez, les résultats sont stupéfiants ! Vous pouvez littéralement passer un message de façon plus claire et directe.

 

La structure de la magie 2 : META TACTIQUES

Tactique I – La synchronisation ou non sur les prédicats

Si vous décidez de vous synchroniser sur des prédicats, vous serez davantage compris et vous aurez une relation de confiance.

Il pourra également répondre plus facilement aux questions si vous sollicitez son système principal.

 

Par exemple : “Comment voyez-vous les choses ?”

En fait, si vous ne prenez pas en considération le système principal d’une personne, vous allez vous trouver dans des impasses du style :

-“Il ne voit pas combien je suis attentionné”

-“Que ressentez-vous vis à vis de cela ?”

-“Je ne sais pas, c’est une question difficile.”

 

Le bon réflexe à adopter lorsqu’une personne bloque sur une question, est de changer la tournure de la question en utilisant un prédicat qui fait référence à un autre système sensoriel.

Autre chose très importante, lorsqu’une personne n’arrive pas à répondre à une question type “que ressentez-vous” c’est qu’elle supprime cette portion de son expérience et que si elle arrive a activé cet autre système, elle va enrichir son modèle du monde et dépasser ses limites.

 

Pour réaliser cela, il faut associer stratégiquement les prédicats entre eux, pour les faire concorder, par exemple :

-“Regardez cette situation dans votre tête, que voyez-vous ?”

-“Je le vois debout devant moi.”

-“Alors que vous le voyez debout, prenez alors conscience de vos sensations corporelles. Que ressentez-vous en voyant cela?

-“Je ne sais pas trop…”

-“Faites de votre mieux.”

-“Je me sens tendu.”

 

Vous saisissez combien cela peut s’avérer utile et changer votre communication en vous donnant davantage de possibilités dans votre vie ? Cela peut amener une personne à enrichir sa perception du monde en développant ses autres systèmes de représentation. Cela leur permettra de faire plus de choix dans leur vie !

 

Tactique II- Passer d’un système à l’autre

 

Si les manières de se représenter le monde ne sont pas assez divers et variées, nous aurons parfois l’impression d’être dans une impasse au sein de notre vie. La façon dont on se représente le monde à une influence directe sur notre qualité de vie. Ces diverses manières peuvent nous apporter du plaisir, du choix ou de la souffrance suivant comment nous procédons. Cette tactique permet de passer d’un mode de représentation à un autre pour surmonter les blocages et évoluer. Vous êtes partant ?

 

L’exemple du cas de mal de tête :

Pierre est visuel et à un gros mal de tête, un thérapeute décide de s’occuper du mal de tête (kinesthésique).

“J’ai fortement mal à la tête.”

“Je suis dans le brouillard, je n’y vois rien.”

Le thérapeute propose à Pierre d’observer la chaise vide à côté de lui, puis de fermer les yeux et de visualiser cette chaise. Ensuite, il lui demande de formuler son mal de tête sous forme d’image avec des mots vifs et colorés, d’observer avec exactitude comment les muscles de la tête sont noués.

“Je vois cela de façon assez nette.”

Il continue de décrire son mal de tête de façon visuelle, et le thérapeute l’invite à respirer profondément, imaginant la douleur se dissiper à chaque expiration, et de former une image de cela dans sa tête comme un nuage de douleur qui s’extirpe de sa tête et se forme sur la chaise en face de lui. Une fois la tâche effectuée, Pierre voit un visage, le visage d’une personne avec qui il a un problème inachevé. Lorsque Pierre à formuler ce qu’il voulait dire à cette personne, son mal de tête a ensuite complètement disparu.

 

De façon schématique, ce processus vise à :

1- Définir le système sensoriel principal d’une personne

2- Créer une expérience afin qu’un sujet réorganise sa représentation kinesthésique vers son système principal (le plus développé).

 

Tactique III- Ajouter des systèmes de représentation

 

Ici, l’objectif est d’agir sur la structure de référence d’une personne, en ouvrant son modèle du monde afin que de nouvelles possibilités lui apparaissent. Ces tactiques développent le choix d’une personne et lui apporte davantage de liberté dans sa vie.

 

Exemple :

Susy exprime ses difficultés à son thérapeute, et il remarque que sa voix tremble et change lorsqu’elle critique son comportement. Son thérapeute lui demande à qui appartient cette voix, et Susy répond qu’elle appartient à son père.

Le thérapeute lui demande de fermer les yeux et de visualiser la bouche de son père pendant qu’elle écoute cette voix. Petit à petit, le thérapeute lui demande de former une image du visage complet de son père afin de crée de la coordination entre l’audition et le visuel. La phase suivante vise à théâtraliser cette représentation en utilisant le visuel, l’auditif et le kinesthésique. Progressivement, le thérapeute à ajouter les deux autres systèmes inutilisés à l’expérience de Susy, ce qui lui a permis de surmonter des obstacles à son développement. En fait, le thérapeute à superposé les systèmes de représentation en établissant une connexion entre eux.

 

2) Incongruences

 

Ce chapitre commence avec un bref intitulé du rôle du thérapeute, selon nos deux amis Bandler et Grinder :

“Aider un patient à changer pour qu’il puisse s’épanouir, disposer de plus de choix, se sentir plus heureux et éprouver moins de souffrance dans la vie.”

La question qui se pose directement après c’est :

“Que doit faire faire le thérapeute pour aider son patient à changer ?”

La réponse proposée est de changer l’expérience du patient, pour l’enrichir. En fait, il s’agit de guider la personne afin qu’elle change sa subjectivité pour utiliser un modèle du monde différent, qui ouvre plus de possibilités afin que la personne puisse faire un choix qui lui permet de fonctionner différemment.

L’outil développé dans la structure de la magie I pour y parvenir est le fameux méta-modèle de précision, qui aide à enrichir les parties appauvris d’un modèle du monde en questionnant de façon stratégique pour amener du doute sur le fonctionnement habituel.

L’imagination guidée (hypnose) et la double contrainte thérapeutique sont d’autres outils qui permettent d’atteindre et/ou de préciser les résultats.

Tout cela à pour objectif final de crée une structure de référence, en faisant participer activement le patient et en sollicitant sa créativité, afin que cette expérience contredise une généralisation limitante tel qu’expliqué dans le tome précédent.

 

La structure de la magie 2 : MESSAGES MULTIPLES

 

L’incongruence, c’est quand une personne exprime son amour pour quelqu’un, et qu’elle a les poings serrés lorsqu’elle l’affirme. C’est le paradoxe entre le message véhiculé par des mots et par le corps, comme la posture, le ton de la voix etc…

Lorsque ce cas se présente, ce qui est assez courant, un thérapeute à plusieurs choix possible :

0) Il ne détecte pas les messages discordants de manière consciente, ce qui le mène vers la confusion et l’incertitude.

(il s’agit d’un échec à l’identification des messages multiples et pas vraiment d’un choix finalement)

1) Il détecte les messages contradictoires et en considère un plus valide que les autres, car selon lui, il reflète “le vrai message”. Ce qui mène facilement à l’erreur, surtout si vous décidez de vous fier aux mots utilisés, sans prendre en considération tout ce qui est non-verbal.

Attention tout de même, si vous réagissez par rapport aux signes du corps, là encore, ce n’est pas gagné d’avance, car l’attitude peut elle aussi contenir un paradoxe.

Autre possibilité, attirer l’attention de la personne sur son message corporel en soulignant le contraste avec les mots utilisés.

2) Amener la personne a changer de système de représentation pour exprimer son message, c’est à dire, utiliser la méta-tactique du chapitre 1.

 

La structure de la magie 2 :

LA THEORIE DES TYPES LOGIQUES

 

Bandler et Grinder présentent ici l’opposition entre leur théorie et celle de Gregory Bateson, pour éviter et réagir face à ce type de paradoxe en thérapie.

Cette théorie s’appuie entre autre sur le fait que l’on peut utiliser comme base pour le développement, le phénomène d’incongruence.

Bateson utilise un modèle binaire qui vérifie la congruence dans ce sens :

  • message verbal / message non verbal
  • prend comme valide, le message type relationnel (analogique) et le considère supérieur au contenu (verbal)
  • admet une restriction dans des paradoxes non-verbaux qui empêche la violation de cette théorie

Bandler et Grinder eux, on développé la structure suivante :

  • Possibilité de distinctions infinies pour vérifier la congruence en généralisant la théorie binaire de Bateson et en l’étendant à tous les canaux de sortie possible.
  • Accepte tous les messages qui viennent des canaux de sortie comme valides
  • N’admet aucune restriction dans les messages du corps

 

En d’autres termes, nos deux PNListes ont repris les travaux de Bateson afin de les améliorer pour avoir un modèle d’action et de compréhension plus large.

Voici comment ils utilisent ensuite les incongruences comme point de départ dans un changement.

 

La structure de la magie 2 :

STRATEGIE POUR TRAITER LES INCONGRUENCES

 

Le principe d’action sur l’incongruence est d’unifier ou en tout cas clarifier des parties conflictuelles d’une personne qui lui prennent de l’énergie au quotidien. Chacune de ces parties souhaite se réaliser faisant ainsi obstacle à l’autre, et c’est ça, qui est énergivore. Nos deux amis Bandler et Grinder étant prévoyant, il nous alors au chapitre 6 de leur précédent livre pour agir sur l’intégration de parties conflictuelles.

 

En fait, le stratagème pour traiter les incongruences se déroule en 3 temps :

  • Identifier les incongruences
  • Classer les incongruences
  • Intégrer les incongruences

L’objectif est d’apprendre à transformer ces parties en conflits afin qu’elles soient des ressources qui aident à devenir congruent.

 

Pour bien saisir comment user de ces stratégies, il faut d’abord se familiariser avec une approche de Virginia Satir qui, au cours de son travail en thérapie, à identifier 4 posture de communication, que les gens utilisent lorsqu’ils sont soumis à un stress. Elle sont caractérisées par un langage du corps, des sensations et une syntaxe type.

 

1) Le suppliant

  • Les mots marquent un accord type “Tout ce que tu veux” ou “Je suis là pour te faire plaisir”
  • Le corps “supplie”
  • Les sensations : “On dirait que je n’existe pas”.
  • La syntaxe : utilise conditionnel et subjonctif, et les qualificatifs : “si, seulement, simplement, même…” ainsi que des erreurs types “lecture de pensée”

Pour adopter cette posture, soyez mielleux, martyre et tendez la main comme un mendiant et inclinez la tête vers le ciel.

Votre voix doit être haletante et gémissante, pour dire oui à tout, qu’importe ce que vous ressentez.

 

2) Le blâmeur

  • Les mots marquent un désaccord type “Tu ne fais jamais rien de bien”
  • Le corps “blâme” (“Je commande”)
  • Les sensations : “Je suis seul et n’y arrive pas”.
  • La syntaxe : Use des universaux : “toujours, jamais, tout, chaque…” et des questions types négatives : “pourquoi ne fais-tu pas…?”

Pour adopter cette posture, il faut agir avec supériorité, comme un dictateur. Ses sensations internes sont des crispations aux muscles et aux organes.

Il faut être bruyant et tyrannique en imposant aux autres sans vouloir résoudre quoi que ce soit.

 

3) Le rationnel

  • Les mots sont ultra-rationnels
  • Le corps “rationnalise” il est calme et serein
  • Les sensations : “Je suis vulnérable”.
  • La syntaxe : utilise des nominalisations, fais des généralisations, des suppressions…

Pour adopter cette posture, soyez poli et raisonnable, sans émotion apparente. Ressemblant plutôt à un dictionnaire ambulant. Parlez avec une voix monotone et ennuyeuse en utilisant des mots abstraits pour parfaire votre posture. Bandler et Grinder précisent tristement que, ce rôle semble représenter un idéal pour pas mal de gens, dans le genre “Dire les bons mots ; cacher ses émotions ; être indifférent”.

 

4) Le distracteur

  • Les mots n’ont pas d’importance
  • Le corps est non-présent à lui même
  • Les sensations : “Personne ne fait attention à moi, je n’ai pas ma place”.
  • La syntaxe : Utilise rapidement et par alternance les 3 autres types de syntaxes liées aux postures de communications selon V.Satir

Pour adopter cette posture, soyez hors de propos et ne soyez pas percutants dans vos propos. Faites en sorte de ressentir comme un vertige ou un déséquilibre, tel une toupie asymétrique. Laissez-vous submerger par la futilité et une sensation de solitude, et le tour est joué.

 

Ces 4 postures de communication sont des modèles qui peuvent être appris durant l’enfance. Lorsqu’un enfant essaie de trouver sa voie, il peut utiliser un de ces mode de réaction et à force, ne plus faire de distinctions entre réaction, estime de soi et personnalité, réduisant considérablement l’estime personnelle. Le pire c’est que l’environnement d’un individu peut veiller à renforcer ce type de posture, genre “ne sois pas égoïste” pour renforcer une posture de suppliant par exemple.

A présent, voyons comment appliquer la stratégie qui permet d’utiliser l’incongruence comme support du changement.

 

ETAPE 1 : IDENTIFIER LES INCONGRUENCES

 

Lorsqu’une personne est incongruente, cela signifie qu’elle utilise plusieurs modèles du monde. Le rôle du thérapeute est alors d’observer la façon de communiquer de son patient (para-verbal et non verbal). Pour y arriver, il est important d’affiner ses perceptions par différentes techniques.

 

Polarités

Les paramessages exprimés par une personne peuvent être classées sous forme de polarités. En effet, le langage para-verbal peut être classé en différentes catégories et peut lui même présenter des incongruences.

 

Mais

Des personnes utilisent le “je veux ; j’ai besoin ; j’aimerais…” et l’idée d’employer le mot mais… pour inciter la personne à continuer la portion manquante de sa phrase. A ce moment là, vous allez faire face à des paramessages (messages para-verbaux) contradictoires avec la première partie de la phrase, ce qui permet d’identifier les incongruences.

 

Méta-question

La question tirée du travail de Virginia Satir que l’on retrouve dans le méta-modèle du premier Tome de la structure de la magie :

“Que ressentez-vous à propos du fait que…?”

Cette question permet à la personne de s’exprimer sous un angle différent, avec une prise de recule. Ce qui va offrir des nouveaux paramessages pour identifier les incongruences.

 

Exercice : Développer votre faculté d’analyse des incongruences

 

Visuel : 30mn/jour observer les incongruences dans un lieu public pendant 1 semaine

Etape 1 : Une fois dans ce lieu, détendez-vous, prenez de quoi écrire et choisissez une personne que vous allez observer durant 10mn à distance de 1 à 5m, faites abstraction de tous les sons présent surtout ceux de la personne elle même. Faites cela avec 3 personnes et identifiez leurs paramessages visuels, à savoir :

-Les mains

-La respiration

-Les jambes et pieds

-L’orientation des yeux

-Le lien tête/cou/épaules

-L’expression faciale

Etape 2 : Faites la même chose que pour l’étape 1, mais différenciez les paramessages gauche/droite. Analysez votre observation et refaites l’expérience avec la personne suivante mais sans prendre de notes. Juste en observant la personne choisit en vue périphérique pour mieux voir ses mouvements et déterminer la fluidité de ceux-ci. Prenez le temps de faire cet exercice durant 1 semaine, afin que vous ayez de la facilité à le réaliser.

 

Auditif : Détournez votre regard ou fermez les yeux et écouter le plus attentivement possible une à une, plusieurs personnes dans un lieu public comme précédemment. Comparez la congruence des paramessages en vous aidant de cette liste (sous modalités) :

– tonalité

– rythme

– mots et expressions

– volume

– les intonations

 

Visuel et auditif : 30mn/j durant 1 semaine

De la même manière que les semaines précédentes, dans un lieu public, observez et écoutez des personnes. Prenez les 3 premiers critères de chaque liste et comparez-les entre eux avant de passer à une autre personne. Augmentez progressivement le nombre de critères à distinguer et analysez vos observations.

 

ETAPE 2 : CLASSIFIER LES INCONGRUENCES

 

Ici, l’objectif est le classer les contradictions dans les paramessages observés précédemment. On peut voir chacun de ces paramessage comme ressource potentiel pour aider le patient.

La démarche de la classification est de répondre à ces questions :

“Comment classer les incongruences en polarités ?”

“Comment aider quelqu’un à exprimer chaque polarité ?”

“Comment savoir si ces polarités sont justes pour les intégrer ensuite ?”

 

Classification spatiale

Une fois les différents modèles du monde (incongruences) polarisées, on met une chaise vide en face de la personne pour dissocier les comportements incongruents et changer de place au fur et à mesure de l’échange entre le thérapeute et son patient. (Notez ici que l’on se sert du sens Kinesthésique pour faire la classification)

Classification par imagination

Ce système est très utile pour les gens visuels, (on se sert aussi de l’auditif) car le patient décrit, les yeux fermés, ses polarités et le thérapeute observe les paramessages pendant ce temps.

Classification psycho-théâtrale

Le thérapeute utilise plusieurs personnes pour exprimer et représenter les polartiés du patient et le patient leur montre comment il faut faire. (Le patient fait une expérience kinesthésique, ensuite visuel et auditive lors de la représentation)

Classification par système de représentation (essentiel pour l’intégration)

Le thérapeute est attentif aux prédicats sensoriels lorsqu’il demande au patient d’exprimer ce qu’il ressent sur un chaise. Le thérapeute lui apprend à utiliser des prédicats kinesthésiques pour le faire si besoin. Sur une autre chaise, le patient décrit visuellement sa situation et le thérapeute l’aide à utiliser des prédicats visuels. La même opération est produite pour l’auditif.

Classification selon les catégories de Satir (en combinaison avec la précédente c’est super efficace)

Souvenez-vous des catégories de Virginia Satir, le blâmeur, le suppliant, le rationnel. Reportez-vous à la description faites plus haut pour vous apercevoir que ces postures sont liées à un système de représentation. Respectivement Visuel, Kinesthésique et Auditif. L’objectif du thérapeute est de s’assurer que les polarités du patient sont associés à une catégorie.

 

Exprimer les polarités

Le thérapeute peut agir comme un metteur en scène afin de rendre cohérent l’ensemble des paramessages de son patient. Il peut aussi utiliser le méta-modèle pour faire apparaître les parties manquantes de la carte utilisés par le patient.

 

Classer les incongruences en plus de deux polarités

Virginia Satir à crée “la fête des parties” pour aider à classer les incongruences en plus de deux parties distinctes.

Voici comment on procède :

– Le patient montre à d’autres personnes un état lié à chaque partie, en les expliquant avec un seul adjectif afin qu’ils puissent interpréter chacune de ses propre parties

– Si l’adjectif est le mot “colère”, la personne joue ce rôle avec toute la congruence possible

– De cette façon, le patient voit et entend des parties de lui qui ne s’était manifestées que sur un plan fantasmé

– Après un certain temps, le  thérapeute bascule la situation et demande au patient d’utiliser l’adjectif opposé afin que les acteurs changent de rôle. Le thérapeute demande alors aux acteurs d’interagir avec le patient, qui va lui même communiquer cet adjectif opposé avec un maximum de congruence. Ce qui permet à chacune des parties de se transformer et d’agir comme ressources afin qu’il les utilisent comme fondations pour construire son développement.

 

ETAPE 3 : INTEGRATION DES INCONGRUENCES

 

L’objectif pour le patient est d’atteindre la “méta-position’’”, c’est à dire, la posture qui lui donne davantage de choix dans ses comportements (conscient ou non).

Etablir le contact en les polarités

Les parties sont exprimées avec une représentation différente et ont a priori, aucun moyen d’entrer en contact les unes avec les autres. Voici des idées pour y parvenir.

 

Choix du système sensoriel

Associer chaque partie à tous les systèmes de représentation sensoriels.

Exemple :

La technique de la chaise vide permet aux parties d’échanger et d’exprimer les besoins de chaque parties confrontées les unes avec les autres, pour fonctionner ensemble au lieu de former de l’incongruence et de la souffrance.

Une autre idée consiste à jouer avec les prédicats pour étendre les systèmes de représentation et permettre le contact entre les parties incongruentes d’une personne.

 

Exprimer pleinement ses polarités lors du contact

Utiliser le méta-modèle pour mettre au clair des parties supprimées.

Exemple :Je ne peux pas accepter d’aide.”

“De quelle manière ne pouvez-vous pas ?”

(Cela aide le patient à prendre conscience des deux polarités qui forment un conflit interne)

 

Interroger les polarités

“Que voulez-vous pour vous même?”

“Qu’est-ce qui vous empêche de l’accomplir ?”

“Pouvez-vous voir/entendre/sentir une façon qui peut vous être utile ?”

“Que se passerait-il si elle disparaissait ?”

“Pouvez-vous voir/entendre/sentir ce qu’elle désir ?”

“Que se passerait-il si elle obtenait ce qu’elle veut ?”

“Quelle est le moyen pour que les deux polarités obtiennent ce qu’elles veulent ?”

 

S’assuré que le contact est stable

Une fois les polarités exprimées et entrées en contact les unes avec les autres, il faut s’assurer que ce contact est solide et qu’il peut servir de base de communication entre les parties de manière durable. Il faut alors trouver un accord pour que ces parties se transforment en ressources, en mettant en place des signaux par exemple, pour que les parties puissent tirer profit de l’autre partie dans les situations stressantes dans lesquelles l’incongruences se se manifestait.

 

Atteindre une méta-position

Une fois les incongruences réparties en polarités, classées, délimitées, entrées en contact entre elles au sein d’un seul système de représentation, il est temps d’effectuer l’intégration finale. Il est alors nécessaire au patient de recoder ses polarités en une seule représentation unique, visuelle par exemple. En d’autres termes, il s’agit de crée un modèle de comportement unique afin que le patient dispose de choix issues des polarités anciennement conflictuelles.

On transforme alors la peur, les blocages, la souffrance et les insatisfactions en ressources d’énergie et de changement.

 

3) Fonctions floues

 

Cette partie du livre traite des malformations sémantiques, dîtes fonctions floues. Les deux principales sont :

 

Le principe cause/effet

La responsabilité est placée à l’extérieur de celui qui énonce sa phrase. La personne considère qu’elle n’a pas d’influence sur ce qu’elle vit car c’est quelqu’un d’autre qui l’a provoqué. Il s’agit de situation dans laquelle quelqu’un agit et un autre réagit avec une émotion.

Exemple : “Elle me rend dingue.” ; “Tu me fais rougir.”

 

– La lecture de pensée

Le cas où une personne dit qu’elle connait les pensées et émotions d’une autre personne.

Exemple : “Je sais ce que tu es en train de te dire.” ; “Il pense que je suis un bon à rien.”

 

En utilisant le “comment” ou le “de quelle manière” du méta-modèle, on cherche à savoir comment ces malformations sémantiques se sont créées pour ensuite apprendre au patient à modifier son processus de représentation.

 

La structure de la magie 2 :

MALFORMATIONS SEMANTIQUES : CAUSES ET EFFETS

 

Savez-vous que chez un nouveau né, les stimuli externes sont représentés kinesthésiquement ?

Si vous produisez un bruit très fort, le bébé va pleurer pour le bruit ET parce qu’il aura représenter ce bruit en sensation du corps.

De la même façon, si l’enfant vous voit rire, il se sent bien, tandis que s’il vous voit ricaner avec mépris, il se sent mal.

En d’autres termes, la fonction floue est une synesthésie, l’association de plusieurs canaux d’entrée ou de sortie en une seule représentation. Comme lorsque un son devient une couleur, ou qu’une odeur produit une sensation.

Les fonctions floues ne sont ni bonnes, ni mauvaises, car elles peuvent autant générer une créativité intense que produire de la douleur chez quelqu’un.

 

La structure de la magie 2 :

MALFORMATIONS SEMANTIQUES : LECTURE DE PENSEE

 

Pour la lecture de pensée, la malformation provient du fait qu’une personne déforme des informations visuelles et auditives pour les accordées avec son ressentit.

Exemple : Imaginez que quelqu’un se sent déprimé et inutile dans une relation de couple. Lorsque sa conjointe rentre à la maison, elle a eu une journée pénible, elle est fatiguée et a la vue de son conjoint, elle soupire et lui fait un vague signe pour le saluer.

L’homme interprète alors cela comme “oh elle a râlé, elle me prend toujours pour un bon a rien.”

 

La structure de la magie 2 : ET ALORS ?

 

Les gens qui viennent consulter un thérapeute peuvent être victime de leurs propres fonctions floues, de leur système voir-ressentir ou entendre-ressentir dues à des malformations sémantiques (cause/effet ou lecture de pensée).

Remarquez que pour la cause/effet, la personne n’a pas de choix concernant ses émotions et deuxièmement, il rompt ce contact car il se base sur du visuel ou de l’auditif et pas sur ce qu’il ressent. Il peut se retrouver piégé dans des prophéties auto-réalisatrices qui l’empêchent de changer et d’avoir une expérience direct du monde et des autres.

Lorsque l’on utilise l’imagination guidée, une personne ferme les yeux, et crée des représentations visuelles à partir des mots qu’elle entend, il s’agit d’un appel à la fonction floue. Le résultat est que la personne dotée d’un système principal visuel affirme :

“Je vois ce que vous voulez dire.”

Les gens peuvent se disputer lorsqu’elle présentent des fonctions floues différentes.

Par exemple : 

Une fille critique son copain et le décrit comme insensible car il n’a pas pleuré quand un bébé panda lui a léché la main… Ou qu’il ne s’est pas sentit mal lorsqu’il a vu un lapin écrasé sur le bord de la route. En fait, il ne fonctionne pas par un processus voir-ressentir.

La question qui se pose est, comment se servir de ces phénomènes ?

Il existe plusieurs façons de répondre à cette question par exemple :

1) Il faut comprendre que les ne sont pas malfaisants mais qu’ils font les meilleurs choix possibles à partir du modèle du monde dont il dispose.

2) On peut se servir de la théorie de perturbation des modèles pour venir à bout de schémas d’expression de la colère.

En fait, les fonctions foules sont souvent associées à de la souffrance et à des systèmes inappropriés d’adaptation.

Prenez comme exemple le sadisme :

Une personne reçoit des informations visuelles liées à la douleur chez une autre personne et déclenche chez elle une sensation de plaisir. Il s’agit d’un processus type “voir-ressentir”.

L’utilisation thérapeutique de ces fonctions à pour but de multiplier les choix dans les situations pour lesquelles ils peuvent utiliser directement les fonctions floues.

Et souvent, ces synesthésies sont reliées à des postures corporelles distinctes, en d’autres termes à la physiologie.

Si la posture est réajustée pour devenir plus relâchée, tout en respirant, cela peut servir à crée une moment de transition lors d’une séance thérapeutique. Si quelqu’un éprouve une forte émotion liée à un processus voir-ressentir et que sa nuque se crispe, il peut la réajuster pour entrer en contact avec des sentiments qui ont été source de douleur et de difficulté.

De plus, la posture de la mâchoire joue un rôle sur la capacité à entendre. Changez la posture de l’os de votre mâchoire, et vous pouvez augmenter votre audition jusqu’à 15db !

Donc, si vous demandez à une personne de modifier la place de sa mâchoire, vous augmentez sa capacité à entendre et dans l’autre sens, si vous prêtez attention à la posture de la mâchoire de quelqu’un, vous pouvez observer son degré de précision auditive.

C’est un atout considérable !

Continuons les exemples, les gens qui plissent les yeux se plaignent d’avoir du mal à voir, allez-y menez votre enquête et vous verrez qu’ils déclarent souvent :

“Je ne vois pas ce que vous voulez dire.”

En fait, la physiologie peut aider une personne à optimiser sa capacité à percevoir lorsqu’ils se retrouvent face à un de leur modèle qui monde (ou un morceau) qui est stressant.

 

4) Thérapie familiale : la fleur délicate

 

L’être humain n’est pas capable de crée une fleur, il ne peut être que spectateur de son processus d’éclosion. De plus, la croissance d’une plante se déroule mieux lorsqu’elle se situe dans son environnement naturel. En fait, avec les ressources appropriées et suffisamment d’espace, la fleur peut devenir d’une grande beauté et donner des fruits merveilleux.

 

La structure de la magie 2 :

STRATEGIE GLOBALE POUR AIDER LES FAMILLES A CHANGER

 

En fait, les outils sont les mêmes que pour une approche individuelle mais avec articulation différente, je m’explique.

Considérez la famille comme un seul et même être vivant dans lequel chacun de membre joue un rôle essentiel. Les différentes parties s’influencent les unes avec les autres, et parfois, les modèles du monde de chacun interfèrent entre eux et rompt la connexion entre les membres de la famille.

Lorsque l’on considère une famille comme un seul ensemble, on peut repérer les parties du modèle global qui réduit les choix et les possibilités d’interaction entre les personnes. En fait, vous avez accès au contexte des différents schémas, ce qui significatif pour identifier les généralisations entre autre.

Toutefois, la thérapie familiale pose certaines contraintes pour le thérapeute comme éviter la dissolution de la famille, enfin, dans la plupart des cas. C’est pour cette raison qu’il est important de bien poser l’objectif au départ.

Au sein d’une famille, on trouve naturellement, des fonctions floues (sujet du 3e chapitre) autrement dit, des synesthésies. Autrement dit, il y a des interactions dans les circuits entendre-ressentir et voir-ressentir. Si ces fonctions floues sont positives et ont une haute valeur, alors les relations seront bonnes tant que ces fonctions seront entretenues de cette manière. C’est à ce moment là que la tâche du thérapeute est délicate, car si l’on remet en question les malformations sémantiques d’une famille, on s’en prend à ses fondements.

 

Là, Bandler et Gringer nous propose une stratégie en 3 étapes (on commence à avoir l’habitude avec eux n’est-ce pas ?) :

-Identifier l’objectif familiale et ses ressources pour y parvenir

-Aller de l’état de départ vers l’état désiré

-Intégrer les nouveaux schémas d’interaction entre les différents membres

En fait, ça se calque sur les 3 étapes de la stratégie pour gérer les incongruences (voir chapitre 2), vous allez voir, ça devient plus clair après.

 

La structure de la magie 2 :

IDENTIFIER L’ETAT DE DEPART DE L’OBJECTIF DESIRE

 

Souvenez-vous qu’un thérapeute est aussi lui même un modèle de communication, c’est pourquoi en ce qui concerne l’objectif, il est conseillé de demander aux membres d’une famille d’exprimer elle même ses attentes. Voici quelques questions stratégiques :

Quelles sont les attentes pour vous et votre famille dans le cadre des consultations ?

-Quels changements précis vous souhaitez réaliser pour vous et votre famille ?

-Qu’est-ce que vous voulez pour vous même et votre famille ?

-Dans le cas ou vous pourriez vous changer vous-même et votre famille, vous feriez quoi ?

-En quoi seriez-vous différents ainsi que votre famille, si tous changeaient de la meilleur façon qui soit grâce à cette expérience ?

 

Bon d’accord, les réponses seront presque toujours des structure de surface (voir la structure de la magie I), c’est à dire, des déformations incomplètes d’une expérience de référence originale car son expression est soumise à une formulation. Par contre, c’est un moment précieux pour capter les prédicats des différents membres de la famille, afin de déceler quels sont les systèmes de représentation de chacun. A la fin de cet échange, l’idée est quand même d’atteindre les objectifs que la famille souhaite atteindre vis à vis de leurs conditions de vie.

Lorsque le thérapeute a suffisamment d’informations concernant les incongruences, les systèmes de représentations, les canaux d’entrée et de sortie de chacun, il peut alors établir l’état présent de la famille. Ensuite, il faut voir comment ces différents modèles s’assemblent pour former “la famille”.

Principe d’appariement

Certains fonctionnements familiaux peuvent être contraignants, comme par exemple, lorsque les canaux d’entrée et sortie de sont pas alignés entre les différents membres. Imaginez que je vous demande de faire attention à ce que je dis, qu’à ce moment vous m’écoutez sans me regarder, et que pour moi “faire attention à l’autre” signifie qu’il est nécessaire de la regarder, cette configuration va plutôt crée de la douleur.

En observant et en comprenant ces schémas familiaux, le thérapeute peut faire une comparaison entre l’état présent et l’état désiré afin de pouvoir accélérer le processus de développement qui mène de l’un à l’autre.

 

La structure de la magie 2 : FAIRE EVOLUER LE SYSTEME

 

Quand les règles familiales ainsi que ses besoins sont identifiées, il est nécessaire de prendre soin que le système globale évolue sans que les règles n’interfèrent avec les besoins de chacun. Pour y parvenir efficacement, il faut alors agir sur la subjectivité de chacun en utilisant les 3 processus de la modélisation humaine (cf Tome I The structure of magic) à savoir :

-les suppressions

-les distorsions

-les généralisations

De plus, les mouvements des méta-positions seront très utiles.

Par l’expérience, le thérapeute devra rendre compte à la famille que “leur différentes cartes (représentations) ne sont pas le territoire (réalité)” qu’elles représentent, afin d’évoluer vers l’objectif. Pour que chacun comprenne comment communiquer ses messages et recevoir ceux des autres correctement, cette étape est essentielle.

Voici les premières pistes pour y parvenir :

-L’utilisation du méta-modèle

-La transposition d’un système de représentation à l’autre en utilisant un glissement au niveau des prédicats.

-Requalifier un problème pour souligner ses caractéristiques et crée un pont entre cette structure de référence et l’expérience personnelle d’une personne.

-Exprimer la communication d’une personne afin de le placer en méta-position vis à vis de lui même et lui permet de s’apercevoir que sa communication est mal interprétée, afin de pouvoir choisir une nouvelle façon de transmettre le message à l’avenir.

 

 La structure de la magie 2 :

META-TACTIQUES POUR FAIRE EVOLUER UN SYSTEME FAMILIAL

 

Récapitulons un instant, vous avez maintenant compris que, dans le cadre de la thérapie familiale, l’idée qui est proposée est de faire évoluer le système dans sa globalité, en comparant les canaux d’entrée et sortie, les fonctions floues, d’identifier les règles d’interactions de la famille et de les comparer avec l’objectif visé par tous les membres (structure de référence désirée).

Pour cela, il faut modifier les parties appauvries des différents modèles de chacun des membres, et faire en sorte qu’ils intègrent la notion de carte et de territoire afin qu’ils comprennent qu’il est préférable d’effectuer des changements plutôt que de garder les règles établies qui les empêchent d’atteindre l’objectif fixé.

 

Maintenant, voici les méta-tactiques pour atteindre ces résultats :

1) Comparer les modèles

Avec le méta-modèle, pour optimiser les échanges et fournir des précieuses informations pour changer.

Mettre le doigt sur les incongruences dans la communication, pour montrer le principe d’interprétation erronée.

Remettre en question les lectures de pensées pour faire apparaitre clairement le principe de carte et de territoire.

2) Permuter les systèmes de représentation

Changer les systèmes afin que ses descriptions soient reçues correctement par une autre personne.

La requalification, en décrivant les différentes fonctions et polarités de la communication d’une personne permet de rendre ses messages “recevables”.

D’autre part, la requalification permet aussi de mettre en parallèle deux situations afin d’apporter un sens différent au message.

3) Changement par méta-position

Souvenez-vous de la question de Virginia Satir, “Que ressentez-vous vis à vis de …” qui permet de dissocier une personne d’une situation, et du coup, de passer en position méta, cela permet d’accéder plus facilement à d’autres informations en empruntant un point de vue différent.

 

 La structure de la magie 2 :

INTEGRER DES NOUVEAUX CHOIX – CONSOLIDER LA META-POSITION

L’objectif, à l’issu de la thérapie, est d’apporter à une famille, les outils qui permettent de consolider les progrès réalisé lors de la thérapie.

Pour y arriver, vous pouvez prescrire des tâches à faire à la maison ou bien convenir de signaux qui alertent si l’ancien modèle montre à nouveau le bout de son nez.

 

Bravo ! je vous félicite d’être arrivé à la fin de cet article, je vous encourage à mettre un petit commentaire pour partager ce que vous avez pensé.

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